Affaire Daval : 360.000 euros d'indemnités exigés par la famille, la justice s'apprête à trancher

Le 22 février 2021, la cour d’assises de la Haute-Saône tranchera sur les indemnités accordées à la famille d’Alexia Daval, trois ans après le meurtre de leur fille commis par Jonathann Daval, aujourd’hui en prison. Les parents réclament 360.000 euros.

  • Jonathann Daval
  • Alexia Daval

Plus de trois ans après sa disparition, la mort d’Alexia Daval fait toujours couler beaucoup d’encre. Alors que le sort de Jonathann Daval, reconnu coupable du meurtre de son épouse dans la nuit du 28 octobre 2017, a été rendu il y a maintenant trois mois, une nouvelle épine du dossier fait polémique. “J’ai entendu la famille d’Alexia dire qu’elle ne voulait pas faire d’argent sur le dos de sa mort. Or là, je me pose la question”, avait balancé Me Randall Schwerdorffer en décembre dernier. Et pour cause, si l’informaticien de trente-six ans vient tout juste d’entamer sa peine de vingt-cinq ans d’emprisonnement, il est toujours dans l’attente du montant accordé à la famille de la victime en guise d’indemnités morales et matérielles. Celle-ci réclame plus de 360.000 euros, une somme déconcertantepour l’avocat du jeune homme, Me Randall Schwerdorffer.

Le dernier volet d’une affaire surmédiatisée (et pas des moindres)

Lundi 21 février 2021, le parquet de Vesoul s’apprête à trancher au sujet d’un délicat volet de “l’après Affaire Daval”. Comme le précise Ouest-France, la cour d’assises de la Haute-Saône a entamé une audience civile dans la matinée qui devrait se positionner en fin de journée. Cependant, le délibéré ne sera pas rendu public avant “plusieurs mois”, a confié Me Ornella Spatafora, l’une des avocates de Jonathann Daval, au journal. Une décision juridique qui aurait dû être prononcée en décembre dernier, dans la foulée du verdict. Cependant, au vu de l’intensité de la semaine de procès, il avait alors été décidé de repousser l’audience civile pour trancher la question de l’indemnisation financière versée aux victime et à ses proches.

“Isabelle et Jean-Pierre Fouillot réclament 150.000 euros chacun au titre du préjudice moral, ainsi que 60.000 euros de préjudice économique, lié à la vente de leur bar-PMU en 2019″, pouvait-on lire dans L’Est Républicain, pour un total de 360.000 euros. Selon Le Figaro, la sœur d’Alexia, Stéphanie Gay, ainsi que son mari, Grégory Gay, ont estimé leur préjudice moral à hauteur de 175.000 euros. Leur avocat, Me Portejoie, justifie ces sommes importantes par le caractère “tout à fait exceptionnel” de la situation. En effet, avant même qu’il ne passe aux aveux, Jonathann Daval avait d’abord soupçonné son beau-frère d’avoir eu des comportements suspects. “On nous a menti, on nous a accusé, la souffrance s’est ajoutée à la souffrance“, a plaidé l’avocat de la famille Gay.

De plus, ajouté aux parents de la victime, ainsi que sa sœur, une quinzaine d’autres parties civiles, des oncles et des tantes… souhaitent également le versement “de 15 000 à 20 000 euros.” Interrogé au sujet de cette somme réclamée par les parents d’Alexia Daval, Me Gilles-Jean Portejoie avait affirmé sa plaidoirie : “Ces sommes correspondent à des préjudices tout à fait exceptionnels compte tenu de la nature de l’affaire.” Pour Me Randall Schwerdorffer, en revanche, ces sommes ne son pas justifiées : “Les montants demandés sont quatre fois supérieurs à la jurisprudence habituelle. C’est déconcertant…”


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