Affaire du "Grêlé" : le demi-frère de sa première victime Cécile, "en colère" après son suicide

Un témoignage bouleversant. Dans 13h15 le samedi, sur France 2 le samedi 9 octobre 2021, Luc Richard-Bloch, demi-frère de la première victime du Grêlé, a réagi à la découverte de son identité et à son suicide.

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Une nouvelle accueillie avec ambivalence. 35 ans après le meurtre de la petite Cécile Bloch, le nom du tueur en série qui l’a tuée a été découvert. L’auteur de ce crime, et d’au moins quatre autres agressions et assassinats, a été identifié comme François Vérove, un ancien gendarme, père de famille. Pour Luc Richard-Bloch, le demi-frère de la jeune fille de 11 ans, première victime du violeur en série, le soulagement a d’abord primé.

« Ça y est, on l’a eu. Ça, ça a été ma réaction immédiate. J’ai senti une forme de libération« , a-t-il confié dans 13h15 le samedi, sur France 2 le samedi 9 octobre 2021. Ce sentiment a vite laissé placé à de la « colère » lorsqu’il a appris ce qui a déclenché cette découverte : le « Grêlé » s’est suicidé le 30 septembre 2021 et a avoué ses crimes sans donner trop de détails, dans une lettre adressée à sa femme.

« Un véritable pied de nez envers les victimes »

« Malheureusement, son suicide, je ne le prends non pas comme une forme de justice qu’on aurait rendue à Cécile, mais comme un véritable pied de nez envers les victimes, envers la police et envers la justice« , s’est emporté le demi-frère de Cécile Bloch, assassinée dans le sous-sol de l’immeuble parisien où leur famille vivait. Il est d’autant plus marqué par cette affaire, qu’il a croisé le meurtrier avant les faits. Ce dernier faisait des allers-retours dans l’ascenseur de l’édifice du 19ème arrondissement de la capitale, et Luc Richard-Bloch a fait un trajet à son côté.

Une rencontre qui a permis, en plus des témoignages d’autres voisins qui l’ont vu, de dresser son portrait-robot. Cette image le hante, mais il n’aurait pas réussi à le reconnaître trente décennies plus tard : « C’est un visage passe-partout, même un visage rassurant« , a-t-il commenté. Difficile désormais de savoir si cette découverte permettra à la famille Bloch de tourner la page. « Je vis avec depuis 35 ans, c’est-à-dire la moitié de ma vie. Je vis avec ça tous les jours« , a déclaré Luc Richard-Bloch, des trémolos dans la voix.

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