Affaire Elisa Pilarski : comment Brigitte Bardot veut sauver le chien Curtis

Lundi 16 novembre 2020, Brigitte Bardot a adressé une lettre au Garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, afin d’éviter la peine de mort au chien Curtis, accusé d’avoir causé la mort d’Elisa Pillarski.

  • Brigitte Bardot
  • Eric Dupond-Moretti

“Je connais votre passion pour la chasse, la corrida et autres pratiques que je dénonce, je fais appel non pas à l’homme mais au ministre”, a écrit noir sur blanc Brigitte Bardot. En effet, lundi 16 novembre 2020, la militante pour la protection des animaux a adressé une lettre au Garde des Sceaux, Éric Dupont-Moretti, afin que “lumière soit faite” sur les circonstances de la mort d’Elisa Pilarski. La jeune femme de vingt-neuf ans, enceinte, avait été retrouvée morte en forêt de Retz, dans l’Aisne, avec pour seul suspect et coupable : son chien Curtis. L’American pitbull terrier appartenait en réalité à son compagnon, Christophe Ellul, qui nie toute responsabilité de son animal. Selon l’autopsie, Curtis aurait causé “une hémorragie consécutive à plusieurs morsures”. Pour Brigitte Bardot, ce verdict est inacceptable.

“Curtis est aujourd’hui le coupable idéal”

Dans une longue lettre publiée sur Twitter, Brigitte Bardot s’est directement adressée au compagnon d’Isabelle Boulay pour lui faire savoir son mécontentement. Connue pour ses nombreux coups de sang, l’ancienne star yé-yé n’a pas mâché ses mots : “Curtis est aujourd’hui le coupable idéal mais nous savons tous qu’une meute livrée à elle-même (…) représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes ils le reconnaitraient eux-mêmes”, a-t-elle balancé, non sans ignorer que le ministre de la Justice est un grand défenseur des chasseurs en France.

Pour relancer l’affaire, Brigitte Bardot mise sur un argument : “Aujourd’hui, Frédérique Trinh n’est plus procureur de la République de Soissons, dessaisie de cette affaire puisqu’elle a rejoint l’administration centrale de votre ministère. Le juge d’instruction a également été muté, tout comme le lieutenant-colonel Métras de la gendarmerie de Soissons, qui participait, à titre personnel, à la chasse à courre”, a-t-elle écrit, suggérant que l’enquête soit de nouveau ouverte par leurs remplaçants. Enfin, Brigitte Bardot conclut : “La peine de mort a été abolie en France, elle ne doit pas être prononcée à l’encontre de Curtis dont la culpabilité est loin d’être établie même si elle arrange tout le monde.”

#ElisaPilarski
Lettre ouverte à @E_DupondM sur le drame d’Elisa Pilarski “La peine de mort a été abolie en France, elle ne doit pas être prononcée à l’encontre de Curtis dont la culpabilité est loin d’être établie même si elle arrange tout le monde.” https://t.co/Ahf0yEtV0R pic.twitter.com/EVcM2PcDSu

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