Affaire Grégory : cet homme "en contact direct avec le corps" dont l'ADN a été prélevé

Jeudi 19 août 2021, Paris Match retraçait l’itinéraire du petit Grégory Villemin, retrouvé mort à Lépanges-sur-Vologne le 16 octobre 1984. Interrogé par nos confrères, l’ancien pompier volontaire, Jean-Paul Moulin, s’est souvenu du jour où il a découvert le corps.

  • Grégory Villemin

Trente-six ans après les faits, le corbeau plane toujours au-dessus de Lépanges-sur-Vologne. Comme le révèle Paris Match le 19 août 2021, l’affaire du petit Grégory Villemin, retrouvé mort à l’âge de 4 ans dans la Vologne le 16 octobre 1984, fera l’objet d’une série télévisée, intitulée Une affaire Française, diffusée en septembre 2021 sur TF1. Pour l’occasion, nos confrères sont retournés sur la scène du crime pour revivre minute par minute cette journée qui a plongé ce petit village des Vosges dans l’horreur. Comme l’explique Jean-Paul Moulin, ancien pompier volontaire, c’est lui qui a trouvé le corps du petit Grégory au bord de la rivière. Des images gravées dans sa mémoire, au même titre que le regard de Jean-Marie Villemin qui apprend la mort de son fils. Mais ce jour-là, le pompier n’était pas seul…

Des empreintes ADN prélevées 36 ans après la mort de Grégory

En effet, comme le raconte Paris Match, Jean-Paul Moulin avait été envoyé sur les rives de la Vologne à Docelles en compagnie de sa femme, Idalina Moulin. C’est elle qui eut l’idée d’aller fouiller autour de la passerelle où se trouvait finalement Grégory Villemin. “On a posé l’enfant dans une grande couverture blanche. Une idée d’Idalina. Et puis on l’a emmené dans la caserne de Docelles”, explique l’ancien pompier volontaire. Cependant, en 2018, ce dernier ne s’attendait certainement pas à recevoir la visite des gendarmes chargés de l’enquête du petit Grégory. Et pourtant, il raconte que son ADN a été prélevé il y a trois ans, quand l’affaire a été relancée : “Parce que j’ai été en contact direct avec le corps”, explique-t-il à Paris Match.

Depuis la découverte du corps de Grégory Villemin le soir du 16 octobre 1984, Jean-Paul Moulin n’a plus jamais été le même homme. Interrogé sur l’impact qu’a eu cette affaire sur sa vie personnelle, l’ancien pompier de 65 ans, essuyant les larmes qui coulent de ses yeux, déclare : “Les gens voudraient tourner la page. Je comprends. Moi, à chaque repas, chaque fête, ça ressort. Je pourrais vous en parler sans m’arrêter jusqu’à demain matin. Voilà, je suis le pompier qui a ramassé le gosse…”

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