Affaire Mila : quelle est la peine requise contre les 13 accusés ?

Comme indiqué par BFMTV, le parquet a communiqué mardi 22 juin 2021 quelle était la peine requise contre les 13 accusés dans le procès sur l’affaire Mila. Ils encouraient tous 30.000 euros d’amende, ainsi que trois ans de prison et 45.000 euros d’amende pour les menaces de mort.

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Jeudi 3 juin 2021, s’ouvrait le procès dans l’affaire Mila. Treize personnes, âgées de 18 à 35 ans, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour répondre aux accusations de cyberharcèlement dont ils font l’objet. En effet, le 18 janvier 2020, débutait un énorme raid numérique contre Mila. À l’époque, la jeune adolescente âgée de seize ans avait publié une vidéo en story sur Instagram dans laquelle elle tenait des propos injurieux au sujet de l’Islam. “Je déteste la religion […] Le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde”, y affirmait-elle notamment. Après la publication de cette séquence, Mila avait reçu de nombreux messages de haine ainsi que des menaces de mort. En novembre 2020, elle avait publié une autre vidéo polémique sur l’islam qui, une fois encore, avait provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux. Les accusés, qui ont tous cité “l’impulsion irréfléchie” comme défense, encouraient tous 30.000 euros d’amende, ainsi que trois ans de prison et 45.000 euros d’amende pour les menaces de mort. Mardi 22 juin 2021, ils ont appris quelle est la peine qui a été requise par le parquet.

Le premier procès aussi important sur le cyberharcèlement

Selon les informations de BFMTV, le parquet a requis des peines allant jusqu’à six mois de prison avec sursis à l’encontre de douze jeunes gens. Nos confrères ont précisé que “le représentant de l’accusation a sollicité la relaxe d’un treizième prévenu, au bénéfice du doute”. Les douze autres personnes pourraient écoper d’une “peine d’avertissement” : “Trois mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de ceux poursuivis pour harcèlement, six mois avec sursis pour ceux jugés pour harcèlement et menaces de mort”. Selon l’AFP, relayée par Le Monde, le but de ce procès, l’un des premiers aussi important concernant le cyberharcèlement, est de “permettre une prise de conscience, pour les prévenus et au-delà : il n’y a pas d’anonymat sur Internet”.

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