Affaire Omar Raddad : le jardinier bientôt totalement disculpé ?

L’avocate d’Omar Raddad, jardinier condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 à Mougins, va déposer une requête ce jeudi 24 juin au palais de justice de Paris. Va-t-il être bientôt disculpé ?

L’affaire Omar Raddad, du nom du jardinier condamné pour le meurtre de Ghislaine Marchal, tuée en 1991 à Mougins est devenue l’un des plus grands mystères judiciaires français des trente dernières années et le Marocain n’a de cesse de clamer son innocence. Sa défense va déposer ce jeudi 24 juin au palais de justice de Paris une nouvelle requête en révision de son procès sur la base de nouvelles analyses de traces ADN découvertes en 2015, selon un communiqué, rapporté par Le Figaro. Ghislaine Marchal, riche veuve d’un équipementier automobile, a été trouvée baignant dans son sang dans la cave de sa propriété, à l’âge de 65 ans.

En novembre 2015, quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes non-identifiés, dont deux traces d’ADN exploitables et deux autres qui ne l’étaient que partiellement, étaient découvertes sur le lieu du crime par les enquêteurs, sur deux portes et un chevron. Les mêmes portes où avait été écrit “Omar m’a tuer” et “Omar m’a t”, avec le sang de la victime. La demande de révision s’appuie sur les analyses ultérieures d’un expert, rendues en 2019 et dévoilées par Le Monde, lundi. Le rapport conclut à la présence d’une trentaine de traces d’un ADN complet masculin qui n’est pas celui d’Omar Raddad.

“La vérité sur l’innocence d’Omar Raddad sera reconnue”

L’avocate de l’ex-jardinier, Me Sylvie Noachovitch, déposera sa requête jeudi au palais de justice de Paris.“Grâce aux éléments nouveaux découverts depuis la dernière décision de rejet de la Cour de révision”, en 2002, “la vérité sur l’innocence d’Omar Raddad sera reconnue, c’est notre intime conviction”, fait également savoir le communiqué. Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion, Omar Raddad n’avait pas la possibilité de faire appel à l’époque et avait passé plus de sept ans en prison. Il avait bénéficié d’une grâce partielle du président Jacques Chirac et d’une libération conditionnelle en 1998 mais cette grâce ne l’innocente pas.

Crédits photos : Mousse/ABACA

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