Apolline de Malherbe interpellée par le procès Miss France : « On ne les met pas dans une cage ! »

Avocate de l’association Osez le féminisme, qui attaque le comité Miss France pour violation du droit du travail, Violaine de Filippis-Abate était l’invitée d’Apolline de Malherbe sur RMC. Où la jeune femme n’a pas été ménagée par la journaliste.

C’est la polémique du moment autour de Miss France. À deux mois de l’édition 2022, Osez le féminisme saisit la justice prud’homale et attaque le concours qu’elle juge « sexiste » pour violation du droit du travail. Selon l’association, participer à la cérémonie reviendrait à travailler alors que les jeunes femmes ne sont pas rémunérées. Des clauses constitueraient également une discrimination à l’embauche. Aux côtés de trois femmes qui affirment avoir dû renoncer à se présenter car elles ne satisfaisaient pas aux critères exigés, Osez le féminisme attaque donc les sociétés Miss France et Endemol Production.

Une initiative que l’avocate Violaine de Filippis-Abate est venue expliquer sur RMC. « Elles sont payées en cadeaux, en robes de mariées (…) TF1 fait 5 millions d’euros de recettes publicitaires sur la soirée, ces femmes sont à disposition de la production pendant 3 semaines« , a-t-elle souligné. Avant qu’Apolline de Malherbe n’intervienne : « Elles se mettent à disposition, on ne les oblige pas. On ne les met pas dans une cage !« , s’est étonnée la journaliste.

🎙 Violaine de Filippis-Abate : "On ne décide pas de ce qui est féministe ou pas, on décide de faire appliquer le droit des femmes".

L'avocate de l'asso "Osez le féminisme" explique pour elle attaque Miss France aux prud'hommes. #ApollineMatin pic.twitter.com/w0n2eqbCfc

Apolline de Malherbe et la réaction d’Alexia Laroche-Joubert

Face à l’avocate, Apolline de Malherbe a également rappelé la position d’Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente de la société Miss France. « À l’inverse, elle estime que cette émission est féministe. En quoi elle est moins féministe que vous, ou moins qualifiée que vous pour décider ce qui est féministe ou pas ?« . « On ne décide pas ce qui est féministe ou pas, on décide de faire appliquer le droit des femmes, au même titre que les hommes, a répondu Me Violaine De Filippis-Abate. En 2013, la Cour de cassation a condamné le concours Mister France« , a-t-elle souligné lors de cet échange quelque peu tendu.

Crédits photos : Capture RMC Story

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