Après le juteux contrat avec Netflix, les Sussex priés de régler leurs dettes au plus vite

Depuis le Brexit, les Sussex doivent rembourser le coût des travaux engagés pour rénover leur cottage de Frogmore, réglés initialement par les contribuables britanniques. Mais depuis leur récent (et fructueux) contrat avec Netflix, des membres du parlement leur demandent d’accélérer les paiements.

2,4 millions de livres (soit 2,7 millions d’euros) : tel est le montant des travaux effectués par les Sussex dans leur cottage de Frogmore, réglés par les contribuables britanniques. Après leur prise de distance avec la famille royale, annoncée le 8 janvier, le prince Harry et Meghan Markle avaient promis de s’acquitter de cette dette. Seul bémol, le prince Charles avait, lui, choisi de verser 2,5 millions de livres (soit 2,8 millions d’euros) au couple, afin de pourvoir à ses besoins… durant un an.

Mais cette somme ne suffirait pas aux Sussex pour vivre et rembourser lesdits travaux. Les parents d’Archie auraient donc conclu un accord avec le prince Charles, avait révélé le Daily Mail, le mardi 26 mai. Le duc de Cornouailles palliera leurs dépenses de sécurité, d’une valeur de 4 millions de livres (soit 4,4 millions d’euros) par an, en plus de la rente annuelle. En échange, le prince Harry et Meghan Markle auraient commencé à rembourser les travaux de Frogmore Cottage au mois d’avril.

À lire aussi » Comment Meghan et Harry vont-ils désormais gagner leur vie ?

Pas de traitement de faveur

Mais cet accord a été démenti par un ami du couple, qui s’est exprimé dans les colonnes du Daily Beast, le mercredi 27 mai. Selon lui, les Sussex auraient prévu de financer leur propre sécurité, et se trouvaient alors sous la protection d’une équipe déjà en place, au sein de la demeure de l’acteur Tyler Perry (leur résidence actuelle), à Los Angeles. Le témoin anonyme affirmait que le duo avait pour ambition d’engager ses propres gardes du corps dans un avenir proche, et de les rémunérer de sa poche. Selon le témoin anonyme, le prince Harry et Meghan Markle «ne demandent pas de traitement de faveur et n’en ont pas reçu».

Depuis, le Daily Mail a confirmé, le dimanche 31 mai, que le couple avait bel et bien engagé sa propre équipe de sécurité. Des agents de protection mandatés par l’entreprise Gavin de Becker and Associates (GDBA), à laquelle ont déjà fait appel Jeff Bezos et Tom Hanks. Il en coûterait ainsi au prince Harry et à Meghan Markle la modique somme de 7000 livres (7800 euros) par jour, selon le quotidien britannique.

“Netflix and pay”

Mais la donne a encore changé pour le couple. D’une part, il s’est installé mi-août dans une villa située à Montecito, près de Santa Barbara, une acquisition estimée à plus de 14,7 millions de dollars (plus de 12 millions d’euros, NDLR). Et a signé début septembre un contrat avec Netflix pour développer une série de programmes allant du documentaire à l’émission pour enfants. Selon les experts, les Sussex pourraient toucher jusqu’à 99 millions de dollars (83 millions d’euros) pour cette nouvelle activité. Une annonce qui a provoqué la colère de certains membres conservateurs du parlement britannique, qui enjoignent publiquement le couple à rembourser au plus vite le coût des travaux de Frogmore. L’un d’entre eux, sir Geoffrey Clifton-Brown, a ainsi déclaré à l’Express que «si les chiffres associés au contrat avec Netflix sont corrects, c’est une bonne raison pour rembourser les frais en cinq ans plutôt que dix. (…) Si le couple n’accomplit plus d’engagements royaux, et gagne beaucoup d’argent en Amérique, ils devrait commencer à payer plus tôt.»

“Meghan voulait un court de tennis”

Meghan et Harry seraient contraints de verser, chaque mois, un loyer de 18.000 livres (soit 20.200 euros) pour pouvoir continuer à occuper Frogmore quand ils le souhaitent. «Ils s’attendaient complètement à ce que les contribuables britanniques continuent à payer leurs dépenses de sécurité, mais on leur a coupé l’herbe sous le pied, et ils ont dû demander au prince Charles d’intervenir, avait confié une source anonyme au Daily Mail. C’est la raison pour laquelle ils peuvent maintenant commencer à rembourser la reine et la Couronne, qui ont payé les travaux sur les deniers publics.»

Selon le témoin, l’une des factures les plus élevées aurait été engendrée par la venue d’un designer américain, chargé d’aménager le jardin des Sussex. «Meghan voulait aussi un court de tennis, avait-il précisé. Il y en a déjà à proximité, à Home Park. Mais cela aurait voulu dire qu’ils devaient sortir du jardin et risquer d’être aperçus, ce qu’elle n’aimait pas.» Le duo aurait déploré que l’on s’en prenne à lui pour de tels travaux, alors qu’ils ont souvent cours dans les demeures d’autres membres de la famille royale.

En vidéo, chronologie du Megxit en 11 dates

Le courroux de Donald Trump

Les Sussex ont ensuite rencontré de multiples mésaventures en ce qui concerne le paiement de leurs dépenses de sécurité. D’abord conspués par les contribuables britanniques, qui refusaient de prendre en charge ces sommes alors que le couple vivait à l’étranger – sans parler de la polémique autour de gardes du corps chargés d’aller chercher du café -, le prince Harry et Meghan Markle se sont également heurtés à un refus du gouvernement canadien.

La police montée locale, qui assurait la protection du duo depuis novembre 2019, a ainsi cessé de le faire au mois de février, comme l’avait annoncé le ministre de la Sécurité publique. Après le déménagement précipité du couple à Los Angeles, fin mars, Donald Trump leur opposait à son tour un refus. «Les États-Unis ne paieront pas pour leur protection. Ils doivent payer !», tweetait le président américain, le 29 mars. Le porte-parole des Sussex répondait alors que le duo avait trouvé des «moyens privés» de financer sa sécurité.

Depuis, le couple a été aperçu dans les rues de la cité des Anges en train de participer à différents évènements caritatifs, ses gardes du corps discrètement postés derrière lui. Ce serait surtout des paparazzi qu’il cherche à se protéger : le 24 juillet, les Sussex ont entamé des poursuites judiciaires au nom de leur fils Archie, après que des photos de ce dernier ont été prises via un drone, au sein même de leur propriété.

*Cet article initialement publié le 26 mai 2020 a fait l’objet d’une mise à jour.

Source: Lire L’Article Complet