Audition de Cédric Jubillar : ces 5 éléments qui pèsent contre lui dans le dossier

Vendredi 15 octobre 2021, Cédric Jubillar est attendu par les juges d’instruction dans le cadre de l’affaire de la disparition de son épouse Delphine Jubillar. Incarcéré depuis le 18 juin, le père de famille, ainsi que ses trois avocats, devront contester les 5 éléments à charge inscrits dans le dossier.

  • Delphine Jubillar

Une audition de la plus haute importance. Vendredi 15 octobre 2021, près de quatre mois après son incarcération pour « homicide volontaire sur conjoint », Cédric Jubillar, soupçonné d’avoir tué Delphine Jubillar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, devra répondre de ses actes devant les juges d’instruction et ce, pour la première fois depuis l’ouverture de l’enquête. Le père de deux enfants, lui, continue de nier sa responsabilité dans les faits. À l’aide de ses trois avocats, Cédric Jubillar devra expliquer en détail ce qu’il s’est réellement passé la nuit de la disparition de Delphine Jubillar. Pourquoi a-t-il rallumé son téléphone à 3 heures du matin ? D’où provenaient les cris entendus dans la nuit en direction de son domicile ? Que contiennent les analyses de la couette lavée le jour suivant ? Des éléments de réponse qui pourraient tout faire basculer.

1. Les menaces énoncées contre Delphine Jubillar au téléphone

Après avoir épluché les nombreuses conversations téléphones de Cédric Jubillar avant la disparition de sa femme, les gendarmes de la section de recherche de Toulouse s’arrêtent sur une discussion échangée avec un ami. Au téléphone, le père de famille déclare : « Elle m’énerve. Je vais la tuer, je vais l’enterrer et personne ne la retrouvera », révèle Le Parisien le 4 juillet. Lors de la garde à vue de la mère du suspect, Nadine Jubillar, le 16 juin 2021, celle-ci affirme que la voix à l’origine de ces propos est bien celle de son fils Cédric. Interrogé à ce sujet par BFMTV le 8 juillet, Me Jean-Baptiste Alary évoque des « mots prononcés sous le coup de la colère ».

2. Des « cris stridents » entendus par une voisine

Le soir de la disparition de Delphine Jubillar, à 23h07 très exactement, deux voisines entendent des « cris stridents et de détresse d’une femme », en direction du domicile des Jubillar, « avant de s’arrêter dans la nuit », peut-on lire dans Le Parisien. Pourtant, les deux femmes décident de ne pas appeler la police. Le 18 juin 2021, le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari, déclare : « Ce sont des éléments acquis au dossier et auxquels M. Jubillar ne donne pas d’explications crédibles. »

3. Le témoignage du fils, Louis

Dès le lendemain de la disparition de sa maman, Louis, âgé de six ans, est interrogé par les gendarmes de sa commune. Dans un premier temps, il affirme qu’il n’y a eu aucune altercation entre ses parents le soir du 15 décembre 2020. Il déclare que sa maman l’a couché peu après la fin de l’émission Un Incroyable Talent et qu’il s’est ensuite endormi. Cependant, lors de sa deuxième audition, le petit garçon déclare finalement que ses parents se sont disputés ce soir-là. Une « violente dispute » durant laquelle Cédric Jubillar aurait déclaré : « Si c’est comme ça, on va se séparer ».

4. La position de la voiture de Delphine Jubillar

Le soir du 15 décembre 2020, Delphine Jubillar rentre de ses courses de Noël et gare sa voiture dans l’allée de la rue Yves Montand à Cagnac-les-Mines, comme elle le fait chaque soir. Cependant, au petit matin, le 16 décembre, la voiture de l’infirmière est garée dans le sens inverse de celui qu’elle adopte habituellement. De plus, les enquêteurs remarquent des traces de condensation dans la voiture, comme si une présence humaine avait pu s’y trouver. Une piste réfutée par Me Jean-Baptiste Alary, comme il l’expliquait à Femme Actuelle le 21 septembre 2021 : « Une des fenêtres est restée ouverte cette nuit-là, avec la température très basse, de la condensation s’est créé dans la voiture, c’est simple ».

5. Un divorce compliqué

Durant l’été 2020, Delphine Jubillar fait part de son envie de divorcer à son mari. Comme le révélait La Dépêche le 11 juillet 2021, l’infirmière de 33 ans avait décrit un quotidien peu flatteur dans l’un des messages envoyés à son mari « entre octobre et novembre » : « Maison de Bidochon, voiture de Bidochon, vie de Bidochon. Je n’en peux plus de cette vie de Bidochon », peut-on lire. De plus, si Cédric Jubillar accepte de divorcer à contre cœur, il ne peut s’empêcher de surveiller les moindres faits et gestes de son épouse. Il en vient même à géolocaliser son téléphone et passer ses dépenses au peigne fin. Le 15 décembre 2020, quelques heures avant de disparaître, Delphine Jubillar avait changé les codes d’accès à ses comptes bancaires et avait clos le compte commun qu’elle partageait avec son époux.

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