Brigitte Macron : ces terribles lettres qu’elle reçoit à l'Elysée

Dans une interview croisée accordée au magazine ELLE avec l’artiste Andréa Bescond, Brigitte Macron se livre sur le combat qu’elle mène depuis qu’elle est Première dame : celui des violences envers les enfants. Elle confie notamment recevoir de terribles lettres à ce sujet à l’Elysée.

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Depuis son arrivée à l’Elysée suite à l’élection de son mari en mai 2017, Brigitte Macron se veut très engagée. Son domaine de prédilection, en tant qu’ancienne professeure ? Les jeunes. Lorsque son rôle de Première dame se précise, quelques mois après avoir posé ses valises au Palais, Brigitte Macron affirme qu’elle souhaite “lutter contre les exclusions, notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie.” Et grâce à son expérience, Brigitte Macron sait mieux que personne que la lutte contre violences envers les enfants passe aussi par l’éducation de la société. Depuis 2018, elle soutient et accompagne la danseuse, actrice et réalisatrice Andréa Bescond, qui a raconté son enfance détruite par un pédocriminel dans une pièce de théâtre puis au cinéma avec Les Chatouilles, que Femme Actuelle avait pu voir. Cette dernière publie aujourd’hui une série de trois livres pour les enfants, destinés à trois tranches d’âge (Et si on se parlait ?, éd. Harper Collins, à paraître le 16 septembre 2020). Le but ? Aider les enfants “à connaître leurs droits, à nommer les parties de leur corps et à mieux se défendre face aux différentes formes de violences.” Ensemble, Brigitte Macron et Andréa Bescond ont accordé une interview exclusive au magazine ELLE, en kiosque vendredi 11 septembre. Un entretien croisé qui s’est déroulé lors d’un déjeuner à l’Elysée, à la fin du mois d’août.

“Plus d’une lettre sur deux […] émane d’un enfant, d’un adolescent ou de parents qui me font part de violences”

Au cours de cette interview, Brigitte Macron explique notamment pourquoi elle a “embrassé immédiatement” la cause d’Andréa Bescond et se confie, entre autres, sur le courrier qu’elle reçoit quotidiennement au Palais, très lié à ces problématiques. “Je voulais savoir, comprendre, aider”, déclare la Première dame. “Je ne suis pas Candide au pays de l’Eldorado, je savais que cette violence existait, mais à ce point, je ne l’imaginais pas. La vie m’avait épargnée. J’ai commencé à entendre des témoignages sur ces violences dès qu’Emmanuel [Macron] est entré en politique.” Et l’ex-professeure d’ajouter : “Depuis trois ans, plus d’une lettre sur deux que je reçois à l’Élysée émane d’un enfant, d’un adolescent ou de parents qui me font part de violences physiques, psychologiques et sexuelles. Cet été, c’était presque 100 %. Quand les gens sollicitent l’épouse du président, c’est qu’ils ont déjà tout essayé auparavant.” Consciente des problèmes liés à ces sujets, Brigitte Macron poursuit : “J’ai une conscience plus qu’aiguë de l’extrême vulnérabilité de l’enfance, et j’ai la conviction qu’il faut agir en amont pour la protéger. J’accompagne Emmanuel à l’Élysée pendant cinq ans avec comme motivation le désir d’être utile. Mon but est de porter la voix de ceux que l’on n’entend pas […] J’ai cette nécessité chevillée au corps, c’est une conviction très intime. Mais je n’imaginais pas à quel point ils avaient besoin de nous.” Et de conclure : “Je vous ai parlé des courriers, mais je ne fais pas un déplacement, même sur un tout autre sujet, sans que ce problème me soit soumis d’une manière ou d’une autre. Pas un seul !” La preuve, s’il en fallait encore une, qu’il reste beaucoup de travail à faire.

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