Brigitte Macron : mais au fait, a-t-elle le droit d’inviter à déjeuner à l’Elysée ?

Brigitte Macron a déjeuné avec cinq médecins le 8 novembre dernier pour débattre au sujet de l’épidémie du Covid-19. Un rendez-vous qui a posé problème aux internautes puisqu’il a eu lieu directement à l’Élysée. La Première dame a-t-elle le droit d’organiser des repas au sein du palais de la République française ? Libération a justement répondu à cette question le 23 novembre.

Le 8 novembre dernier, Brigitte Macron recevait cinq médecins à l’Élysée pour discuter de la situation sanitaire au cours d’un déjeuner. Une rencontre qui a fait polémique, les internautes se demandant si la Première dame avait le droit de les inviter. Comme l’explique le journal Libération ce 23 novembre, il n’existe pas de règles officielles encadrant le statut et le rôle du partenaire du Président de la République française. Afin de tout de même apporter un titre officiel, Emmanuel Macron a fait rédiger une charte le 21 août 2017 indiquant que le terme de « Première dame » a été abandonné au profit de « conjoint du chef de l’État ».

Quatre rôles lui ont ainsi été officiellement confiés dont celui de représenter « la France aux côtés du président de la République » ou encore celui de « maintenir un lien continu d’écoute et de relations avec les acteurs de la société civile dans les domaines du handicap, de l’éducation, de la santé, de la culture, de la protection de l’enfance ou encore de l’égalité homme-femme ». C’est en respectant cette tâche que Brigitte Macron a pu recevoir les médecins à l’Élysée, comme l’a indiqué Yvon Le Flohic, généraliste des Côtes-d’Armor présent au déjeuner, d’après nos confrères. La charte impose qu’un « récapitulatif de l’agenda de Madame Brigitte Macron » soit rendu public « à la fin de chaque mois », comme c’est indiqué sur le site de la présidence. Le rendez-vous du 8 novembre dernier sera donc bien indiqué « dans l’agenda du mois de novembre », affirme le cabinet de la Première dame.


Cette décision d’Emmanuel Macron qui ne plaisait pas

Lors de sa campagne présidentielle en 2017, Emmanuel Macron avait déclaré vouloir mettre en place un cadre concernant le statut et le rôle du conjoint du chef de l’État, comme aux États-Unis. Il souhaitait même une inscription dans la Constitution française d’un « statut de la première dame ou du premier homme », indique Libération. Une fois élu, il n’a pas pu mettre en place son projet à cause des nombreuses critiques qu’il recevait à ce sujet. Les contestations reposaient notamment sur l’attribution d’un budget propre au conjoint du chef de l’État. Les députés de l’opposition ainsi que l’opinion publique étaient contre. C’est finalement dans la charte d’août 2017 qu’il imposa quelques-unes de ses idées.

Crédits photos : Bestimage

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