« Ça va être extrêmement dur » : Karine Lacombe pessimiste sur l’avenir

Karine Lacombe était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin, ce mercredi 20 janvier, sur BFMTV-RMC. L’infectiologue, qui est régulièrement invitée à commenter l’évolution de l’épidémie dans les médias, s’est une nouvelle fois montrée pessimiste quant à l’avenir.

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  1. Karine Lacombe

Le retour à la normale n’est pas prévu tout de suite. Ce mardi 19 janvier, la France a enregistré 23.608 nouveaux cas de contamination en 24 heures et 373 décès supplémentaires survenus à l’hôpital, selon les chiffres publiés par Santé Publique France. Alors que le bilan continue de s’alourdir, Karine Lacombe, qui a récemment fait l’objet d’attaques sexistes, était invitée à répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin, ce mercredi 20 janvier, sur BFMTV-RMC. “Le virus est là, est-ce qu’on peut dire ce matin que l’épidémie progresse ?“, a demandé le journaliste à son invitée du jour. Et l’infectiologue de répondre : “L’épidémie progresse avec certitude. Pour l’instant, on n’est pas dans une augmentation foudroyante du nombre d’infectés et de décès mais on voit que, même si on a le sentiment d’être sur un plateau, on est plutôt sur un plateau légèrement ascendant. On craint effectivement dans les semaines à venir qu’on ait une augmentation bien plus importante, a-t-elle prévenu.

Soucieux d’en savoir plus à ce sujet, Jean-Jacques Bourdin s’est interrogé sur les raisons qui pourraient amener le virus à augmenter. Et Karine Lacombe de s’expliquer : “Il y a deux choses. Effectivement, le taux de reproduction augmente. Mais si on fait le parallèle avec ce qu’il se passe dans les pays voisins, on craint que cette fameuse souche variante prenne le dessus sur la souche actuellement majoritaire en France (…) On pense que c’est ce qui va changer la dynamique de l’épidémie dans les semaines à venir”, a déclaré l’infectiologue, régulièrement invitée sur les plateaux de télévision. Cette dernière s’est une nouvelle fois montrée pessimiste quant à l’avenir : “On craint que ce soit extrêmement dur, mars-avril, en particulier mars. On s’attend à ce que le mois de mars soit très dur.

Covid-19: le Pr Karine Lacombe s'attend à un mois de mars "très dur" pic.twitter.com/6NGFfsp1YM

“On vaccine moins que ce qu’on aurait voulu”

Si elle a salué les mesures qui ont été prises par le gouvernement, l’infectiologue espère, comme beaucoup, que la campagne de vaccination s’accélère dans les prochains jours et semaines : “On essaie de faire en sorte de casser cette dynamique avec toutes les mesures qui sont prises pour limiter la diffusion du virus et puis avec l’accélération, on l’espère, de la campagne de vaccination.” Et Jean-Jacques Bourdin de rétorquer : “Vous l’espérez, vous médecins, tous les Français l’espèrent d’ailleurs. Tout le monde demande au gouvernement que l’on accélère, a rappelé le journaliste.

À l’antenne de BFMTV, Karine Lacombe a d’ailleurs pointé du doigt la pénurie des vaccins contre la Covid-19, alors qu’Emmanuel Macron a fait part de son souhait d’accélérer la campagne de vaccination : “Il y a actuellement un ralentissement de la mise à disposition de ces doses, en particulier parce que la demande de production au niveau mondial est extrêmement forte (…) On devrait reprendre un rythme normal de livraison la semaine prochaine, mais en attendant, toute cette semaine, on vaccine moins que ce qu’on aurait voulu et c’est problématique. C’est très ennuyeux d’être ralenti”, a déploré l’infectiologue.

Crédits photos : Capture d’écran BFMTV

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