Candidates, contrats de travail… Sylvie Tellier fait le point sur les Miss France

Il se passe toujours quelque chose au pays des Miss France. Installée sur l’île de la Réunion avec les 29 Miss pour le voyage préparatoire avant l’élection, Sylvie Tellier répond à quelques questions concernant l’avenir du concours.

Depuis le 18 novembre, les 29 Miss régionales effectuent leur traditionnel voyage de préparation, cette année dans l’Océan Indien sur l’ïle de La Réunion. En attendant de savoir qui succédera à la Miss France 2021 Amandine Petit, Sylvie Tellier fait le point sur le concours dont la finale sera diffusée le 11 décembre sur TF1

GALA : Le concours a-t-il été plus simple à organiser cette année ?
Sylvie Tellier
: Simple est peut-être un mot un peu fort ! Disons que nous étions peut-être un petit plus optimistes sur la possibilité de les emmener en voyage en dehors de l’hexagone. La crise sanitaire est toujours là et nous avons tout prévu : masques, gestes barrières… Une seule d’entre elle sera élue Miss France, et ce voyage à La Réunion reste leur cadeau. Toujours est-il que nous avons appris à nous adapter, et nous croisons les doigts pour la finale en public et en direct le 11 décembre au Zénith de Caen.

GALA : Un avis sur la promotion 2022 ?
S. T.
: Nous avons une promotion de 29 jeunes femmes très diversifiées dans leurs activités. Si nous devions nous trouver en autonomie totale, nous avons autour de nous des médecins, des dentistes, une pilote d’avion, une hôtesse de l’air, une agent immobilier, des danseuses… Les profils sont très variés.

« Certaines traditions ne doivent pas être cassées« 

GALA. : Il existe toujours une certaine passion autour de ce concours. Comment l’expliquez-vous ?
S. T.
: Plein de gens s’interrogent : comment se fait-il qu’un concours qui a fêté ses 100 ans fasse toujours autant d’audience ? Peu d’institutions sont à la fois aussi anciennes et autant ancrées dans la modernité. Nous renvoyons à des valeurs territoriales, et les français sont attachés à leurs territoires. J’aime les traditions. Miss France fait partie des traditions, et certaines traditions ne doivent pas être cassées.

GALA : Tout le monde ne peut pas participer aux Miss France. Une réaction à ces critiques ?
S. T.
: Il y a des règles, comme il peut y en avoir dans le sport. Mais tout le monde peut regarder, et vivre à travers elles ce qu’elles vivent. Le concours est encadré, mais pas fermé !

GALA : Vous avez été élue Miss France il y a 20 ans…
S. T.
: Oui, et ça fait quinze ans que je suis à la direction générale des Miss France. Le fait d’être Miss a vraiment changé ma vie. C’est un accélérateur de vie, un ascenseur social. Personne n’est obligé de se présenter, les candidates peuvent quitter le concours quand elles veulent. Et personne n’est obligé d’aimer ça.

« Je ne vais pas juger les propos d’Alexia Laroche-Joubert »

GALA : La présidente des Miss France Alexia Laroche-Joubert prend ces derniers temps la parole alors que, longtemps, vous en étiez la seule voix.
S. T.
: Au fil des années, j’ai connu plusieurs présidents tous différents, avec plus ou moins la volonté de prendre la parole. Ce n’est pas mon concours. Je n’en suis pas la propriétaire, et je ne le serais jamais.

GALA : Comment réagissez-vous lorsque vous entendez Alexia Laroche-Joubert dire que les Miss France ne sont pas le défilé Victoria’s Secret ?
S. T.
: Je ne vais pas juger les propos d’Alexia. Je vais surtout me focaliser sur ce qui a été fait. Je suis très fière d’avoir emmené le concours à ce niveau-là sans le dénaturer. Avec les équipes, nous l’avons fait évoluer, l’avons renouvelé, tout en créant une vraie famille de Miss.

GALA : Qu’en est il de l’annonce de donner un contrat de travail aux Miss ?
S. T.
: Je laisse Alexia répondre à cette question.

Crédits photos : Benjamin Decoin

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