Cédric Jubillar en prison : « Il subit le même sort que Salah Abdeslam », s’insurgent ses avocats

Interviewés par Le Figaro, jeudi 6 janvier, les trois avocats qui représentent Cédric Jubillar concernant la disparition de sa femme, Delphine, ont dénoncé les conditions de détention strictes de leur client, qui assure être innocent depuis de nombreux mois.

Voilà déjà huit mois que Cédric Jubillar est incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses, alors qu’il continue de clamer son innocence dans l’affaire concernant la disparition de sa femme, Delphine. Jeudi 6 janvier, les trois avocats du principal suspect ont accordé une interview au Figaro, décidés à fragiliser les éléments mis en évidence par les enquêteurs pour accuser leur client. « Il a passé les fêtes seul, à l’isolement, sans ses enfants, pour un crime qu’il n’a pas commis », a affirmé Maître Alexandre Martin, avant d’assurer que « c’est extrêmement difficile » pour lui.

Malgré tout, Cédric Jubillar « garder[ait] une totale confiance en la justice et espère toujours que les magistrats ouvrent les yeux ». Pour l’avocat, cette situation est comparable à celle de Salah Abdelslam, le terroriste djihadiste qui a participé aux attentats du 13 novembre 2015, commis à Paris. « Ce qui paraît terriblement choquant et insupportable », a-t-il ajouté auprès de nos confrères. De son côté, Maître Emmanuelle Franck, qui représente également le mari de l’infirmière disparue depuis mi-décembre 2020, a rappelé que son client « n’a toujours le droit à aucun parloir, même avec Séverine », sa nouvelle compagne, qui a été placée en garde à vue récemment, puis relâchée. Depuis le début de sa détention, le principal suspect dans cette affaire n’a la possibilité d’avoir des contacts qu’avec ses trois avocats.

Un suspect qui a « le même traitement que des terroristes » ?

Apportant une nuance, Maître Jean-Baptiste Alary a souligné, dans les colonnes du Figaro, que Cédric Jubillar a « toutefois pu recevoir du courrier de ses enfants », même si, pour ce faire, « tout se passe par l’intermédiaire des services sociaux ». Les conditions de l’incarcération du père de famille avaient déjà été épinglées par l’avocate Emmanuelle Franck, le 16 novembre dernier. Au micro de BFMTV, celle-ci avait déploré le fait que son client est « enfermé 23 heures sur 24 dans une cellule de 9m² » et ce, depuis l’été. Pour rappel, le mari de Delphine est autorisé à sortir une heure par jour « dans une cour cerclée de barbelé et qui fait 10 mètres² ». Pour elle c’était certain, il « a le même traitement que des terroristes, notamment [liés à] l’affaire du Bataclan ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : AFP

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