Cédric Jubillar raconté par son ex-codétenu : ce surnom horrible qu’il donne à Delphine

Incarcéré, Cédric Jubillar s’est confié à son voisin de cellule, Marco. Cet ex-codétenu, sorti de prison depuis, a révélé auprès du Parisien ses échanges avec le peintre-plaquiste, principal suspect dans la disparition de son épouse Delphine à Cagnac-les-Mines.

Ses déclarations ont semé le trouble dans l’affaire Delphine Jubillar. Marco, ex-codétenu de Cédric Jubillar, a accusé le peintre-plaquiste de lui avoir avoué le meurtre de son épouse. Mère de deux enfants, l’infirmière de 34 ans a disparu à Cagnac-les-Mines (Tarn), en décembre 2020. Son mari, qui bénéficie de la présomption d’innocence, a été mis en examen et incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne), ses demandes de libération systématiquement refusées par la justice. Son ancien voisin de cellule s’est exprimé pour la première fois publiquement, auprès du Parisien ce mardi 31 mai, dévoilant ses échanges avec le principal suspect de cette inextricable affaire. « Il parle beaucoup de lui et son comportement ne me plaît pas du tout. Sa femme qui a disparu, il l’appelle tout le temps ‘l’autre’, comme si elle n’avait pas de prénom », a-t-il affirmé, ajoutant que Cédric Jubillar se serait « moqué » des amies de son épouse quand elles s’exprimaient à la télévision.

D’après les avocats de la défense, la confrontation entre Cédric Jubillar et son ancien voisin de cellule n’a pas donné « grand-chose ». Le peintre-plaquiste a démenti avoir avoué le meurtre de son épouse à son ex-codétenu. Ce dernier a soutenu l’inverse, affirmant qu’il lui avait indiqué avoir enterré le corps de Delphine Jubillar dans une ferme calcinée aux environs du domicile du couple. Depuis sa libération, Marco s’est installé au Portugal, après avoir passé la moitié de sa vie en prison, niant avoir négocié sa sortie en échange d’informations sur ses discussions nocturnes avec Cédric Jubillar.

Des fouilles infructueuses à Cagnac-les-Mines

Pour l’heure, les recherches pour retrouver le corps de Delphine Jubillar n’ont toujours rien donné. Le témoignage de Marco auprès des enquêteurs a orienté les fouilles dans le secteur de cette fameuse ferme de Cagnac-les-Mines, en vain. « Une nuit, il me raconte le moment où les choses se seraient passées. Il est sorti de sa chambre, il a surpris sa femme en train d’envoyer des messages à son ‘connard’, c’est comme ça qu’il parlait de l’amant, et c’est là qu’il a vrillé », a affirmé l’ex-prisonnier auprès du Parisien. Avant de disparaître, l’infirmière avait décidé de quitter son mari pour refaire sa vie avec son amant, surnommé « le confident de Montauban ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Thierry Breton / Panoramic / Bestimage

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