Christian Estrosi claque la porte des Républicains : « Je n’ai jamais subi une telle violence »

En guerre avec la direction des Républicains, qui a exclu tout accord avec LREM pour les régionales en Paca, Christian Estrosi vient d’annoncer son départ du parti. Le maire de Nice souhaite désormais créer une nouvelle formation politique.

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  1. Christian Estrosi

Il a mis fin au suspens. Après son ami maire de Toulon, Hubert Falco, Christian Estrosi claque lui aussi la porte des Républicains. Le chapitre final d’une guerre qui laissera des traces au sein de sa famille politique mais également chez lui. “Je n’avais jamais subi une telle violence dans mon parti“, déplore-t-il dans une interview au Figaro où il annonce son départ.

L’ex-ministre sarkozyste fait référence aux propos de Christian Jacob lors du conseil stratégique du parti. Le patron de LR a en effet indiqué à Renaud Muselier, président de la région Paca, qu’il avait des “amis malfaisants” en référence à Hubert Falco et Christian Estrosi. La raison : ces derniers défendent un accord avec la majorité présidentielle en Paca pour faire barrage au RN. Mais le retrait de LREM au profit du président sortant Renaud Muselier (LR), annoncé par Jean Castex, a provoqué de nombreuses critiques au sein de la droite.

“Ce qui est malfaisant, c’est de pactiser avec nos ennemis”

Certains comme Eric Ciotti, en guerre avec Christian Estrosi, souhaitent en effet faire aussi barrage au macronisme. “Vous rendez-vous compte des mots utilisés à mon égard et à l’égard d’Hubert Falco ?, s’indigne encore l’époux de Laura Tenoudji dans Le Figaro. “Malfaisants”. Ce qui est malfaisant c’est de ne rêver que d’entre soi. Ce qui est malfaisant c’est de regarder quiconque hors de nos murs comme un ennemi ! Ce qui est malfaisant c’est de pactiser avec nos ennemis de l’extrême droite”, pointe-t-il du doigt.

Christian Estrosi accuse ainsi sa famille de “banaliser” Marine Le Pen. “À trop vouloir souligner qu’il n’y a pas entre eux et le RN de différence, ils l’amènent au pouvoir“, s’alarme celui qui souhaite désormais créer une nouvelle formation politique “moderne rassemblant la droite et le centre autour d’un vrai projet, où l’on ne passe pas son temps à parler de soi en bureau politique mais d’industrie, d’environnement, de sécurité, d’immigration contrôlée“.

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

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