Dakota Johnson, objet sexuel malgré elle

LES SCÈNES LES PLUS TORRIDES DU CINÉMA – Cet été, Gala vous propose de retrouver les grandes sagas qui ont illustré le magazine au fil du temps. En 2015, Dakota Johnson et son partenaire Jamie Dornan affolent les teenagers avec la saga 50 Shades of Grey, romance sadomasochiste de luxe. Un tournage plus laborieux qu’excitant.

Son image a pris un sacré coup de fouet. Alors qu’Emma Watson, Mila Kunis ou encore Kristen Stewart étaient pressenties pour le rôle, c’est Dakota Johnson qui est finalement choisie pour interpréter Anastasia Steel, l’étudiante ingénue tombée amoureuse d’un séduisant businessman à la sexualité débridée dans 50 Shades of grey. Mais si l’actrice en couple avec Chris Martin a depuis acquis une renommée internationale, elle n’a pas franchement convaincu la critique par son jeu d’actrice attachée des heures à un lit. A l’affiche de films hollywoodiens à gros budgets comme The Peanut Butter Falcon ou encore The High Note, la fille de Melanie Griffith et de Don Johnson semble avoir bien du mal à se défaire de l’étiquette d’objet sexuel qui lui colle à la peau depuis la sortie de la saga.

“Vous devriez m’éviter. Je ne fais pas dans le romantisme. Mes goûts sont très… particuliers !” Christian Grey nous avait prévenues, mais nous avons été nombreuses à plonger volontairement, dès 2015, dans cette trilogie sensuelle à forte connotation sado-masochiste. Menottes, cravaches, cordes et petits fouets, tout un arsenal sexuel venu pimenter ces jeux érotiques que de (trop) nombreuses critiques ciné ont injustement qualifiés de “cul et cucul”. Certes, les scènes d’amour n’ont rien à envier à l’animalité torride de celles Basic Instinct, mais question intensité, Cinquante nuances de Grey a fait grimper la température dans les chambres des foyers français. Si, si !

Il n’empêche, si ce premier opus flirte avec l’érotisme, les passages les plus chauds n’occupent, quant à eux, que quatorze minutes et dix-sept secondes de film. “Tant mieux” auraient pu rétorquer de concert Dakota Johnson (Anastasia Steel) et Jamie Dornan (Christian Grey) pour qui ces scènes ne furent pas vraiment une partie de plaisir. “Je dois faire semblant de coucher pendant sept heures d’affilée et j’en ai marre”, déclarait Dakota au magazine américain Interview à l’époque du tournage. Des médias ont immédiatement imaginé une brouille entre les deux acteurs, mais la vérité était ailleurs. Plus technique. Moins fantasmagorique.


Des corps-à-corps laborieux

“Le plus terrible était le cache-sexe que l’on utilise au cinéma de nos jours. J’avais l’impression d’avoir mon paquet comprimé dans un petit sac. Et tout cela bien accroché pour ne pas risquer l’accident. Faire ça tous les jours, c’est assez particulier”, a commenté, non sans humour, Jamie Dornan, dont le contrat stipulait qu’il refusait toute nudité frontale à l’écran, tandis que Dakota Johnson portait un patch autour du pubis. Pour faciliter une ambiance plus intime durant les neuf semaines de tournage à Vancouver, l’équipe tournait avec deux caméras et en utilisait une télécommandée afin de ne pas trop troubler leurs corps-à-corps laborieux. Suffisant pour relaxer nos acteurs ? Pas vraiment. Ni la musique douce (dont des chansons du Brésilien Caetano Veloso), diffusée pendant les scènes hot, ni la présence permanente d’un expert SM “pour s’assurer de faire les nœuds correctement et que tout soit placé au bon endroit“, ne les ont réellement détendus.

Tout au plus, ont-ils ainsi pu maîtriser l’art du fétichisme et des jeux de rôles pour des rapports plus intenses. Car sur ce tournage, pas de trucages pour les accessoires. Tous les sextoys et cravaches sont bien authentiques. Au point que Jamie Dornan s’est excusé avant chaque scène dans la pièce rouge, lieu de toutes les dominations. “Quand je devais faire quelque chose d’odieux à Dakota, je lui disais : “Je ne vais probablement pas en retirer beaucoup de plaisir. Je veux que tu le saches”.

En souvenir du tournage, des brûlures aux fesses !

Malgré tout, Dakota, vingt-cinq ans au compteur au moment de sa soumission cinématographique, a subi quelques brûlures aux fesses, comme l’a dévoilé la réalisatrice du premier film, Sam Taylor-Johnson. Des scènes plus vraies que nature que l’acteur a probablement apprises lors de sa visite dans un véritable donjon sexuel pour observer un dominant à l’œuvre.Et à ma grande surprise, j’y ai vu de l’amour : rien de dark ou de violent. Ils avaient l’air de prendre beaucoup de plaisir, en plus de s’aimer. Dans tous les sens du terme.” Pas sûr que Dakota Johnson l’ait vécu de cette façon-là, ni la comédienne anglaise Amelia Warner, la femme de l’acteur, enceinte de sept mois au moment du tournage. Conciliantes et consentantes, mais point trop n’en faut…

Texte de Gaëlle Placek

Cet article a été initialement publié dans le magazine Gala n° 1363 daté du 25 juillet 2019.

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