Dans le camp d’Emmanuel Macron, on épingle ceux qui « se cachent pour éviter de prendre des coups »…

Alors que la vaccination et le pass sanitaire sont devenus un sujet incontournable, plusieurs personnalités politiques restent silencieuses. Un mutisme qualifié de « lâcheté » pour certaines figures issues de la majorité présidentielle.

Plus que jamais, la vaccination et le pass sanitaire divisent. Du côté des politiques, alors que la campagne présidentielle pour l’élection de 2022 approche à grand pas, tout le monde ne s’exprime pas sur le sujet, au risque que cela soit mal perçu. Un reproche notamment formulé par Pieyre-Alexandre Anglade, porte-parole des députés de La République en marche. « On n’entend pas les supposées grandes figures de 2022, les Xavier Bertrand, Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, sur le pass sanitaire ou la vaccination », lance l’élu, qui dénonce une certaine « lâcheté », dans les colonnes du Monde ce jeudi 19 août. Avant d’ajouter : « Ils se cachent pour éviter de prendre des coups ».

Pourtant, ce n’est pas étonnant pour Pieyre-Alexandre Anglade. « Cela reflète bien ce qui se pass depuis le début de la crise sanitaire. Les oppositions voient le virus comme une opportunité politique, pas comme une menace de santé publique », ajoute-t-il. Interrogée dans les colonnes du Monde, la politologue Chloé Morin estime que l’intérêt politique d’Emmanuel Macron est « évident ». « Il ressoude autour de lui une majorité composée de gens de centre-gauche et de centre-droit, les plus pro-science, éduqués, urbains, qui considèrent les anti-vaccins et les anti-pass sanitaire comme des extrémistes », ajoute-t-elle.

Un silence étonnant chez certains partis

À l’inverse, Chloé Morin estime « étonnant que d’autres partis n’aient pas été plus en pointe sur le sujet, comme le Parti socialiste ou LR, qui ont chacun un électorat plutôt pro-vaccin ». De son côté, d’après une source proche d’Emmanuel Macron, et citée dans Le Monde, le président de la République ne souhaite pas s’enfermer dans l’atmosphère « asphyxiante » de la pandémie. Ce mardi 17 août, durant la cérémonie de commémoration de la libération de Bormes-les-Mimosas, le chef de l’État a opposé les anti-vaccins comme défendant la « liberté égoïste » et ceux qui défendent la « liberté de tous ». Une distinction forte, mais assumée.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Romain Gaillard / Pool / Bestimage

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