“Des talents de bonimenteur”: Olivier Véran passé à la sulfateuse chez Apolline de Malherbe

Oliver Véran a été replacé lors du remaniement ce 4 juillet. Il est désormais porte-parole du gouvernement. Une nomination, qui ulcère un invité sur RMC ce mercredi 6 juin. « Il a des talents de bonimenteur qui sont tels qu’ont est très inquiet », a taclé le neurologue François Salachas.

A propos de


  1. Olivier Véran

Deux ans après son arrivée au ministère de la Santé, Olivier Véran n’est plus un novice de l’exécutif. Le politique a assumé de lourdes responsabilités au coeur de la crise sanitaire, il a aussi eu le temps de déplaire. Sur RMC ce mercredi 6 juillet, l’invité d’Apolline de Malherbe n’a pas mâché ses mots en évoquant le cas Véran. « On n’en est plus au stade de faire confiance », a lancé François Salachas. Le docteur, membre du Collectif inter-hôpitaux avait interpellé Emmanuel Macron sur la détérioration du système de santé français bien avant la pandémie. Certaines problématiques qu’il avait alors mises en exergue sont toujours d’actualité.

« Le président de la République a fait un discours extrêmement clair qui nous a tous rendu plein d’espoir, le problème c’est que les actes ne suivent pas derrière. Le Ségur a été survendu par le ministre de l’époque, Olivier Véran », a balancé le neurologue. François Salachas déplore d’ailleurs sa nomination au porte-parolat du gouvernement ce lundi 4 juillet. « Il a des talents de bonimenteur qui sont tels qu’on est très inquiet pour la communication du gouvernement« , a-t-il fustigé. Son successeur, l’urgentiste François Braun, est averti : il n’a qu’à bien se tenir. D’ailleurs, François Salachas considère qu’« on a déjà eu plusieurs médecins (comme ministres). Le fait d’être médecin n’est pas une garantie ».

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Qui est François Braun, le nouveau ministre de la Santé ?

Issu de la société civile, ce lundi 4 juillet François Braun succède à Brigitte Bourguignon, écartée après sa défaite aux élections législatives. Le nouveau ministre de la Santé était urgentiste au centre hospitalier régional de Metz-Thionville (Moselle). Il préside également Samu-Urgences de France. Jusqu’alors, le sexagénaire n’avait jamais envisagé une reconversion. En 2014, il confiait à La Croix : « Cela fait plus de trente ans que je fais de la médecine d’urgence et cela me passionne toujours autant ». Et pour cause : dans la famille, on est médecin de père en fils. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père étaient médecins militaires », a-t-il dévoilé dans ce même portrait. « Quant à mon père, il était généraliste et médecin chef des pompiers dans le Territoire de Belfort. À chaque accident, de jour comme de nuit, il partait sur le terrain », racontera alors celui qui suivra aussi cette voie toute tracée jusqu’à sa récente arrivée en politique.

Crédits photos : JB Autissier / Panoramic / Bestimage

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