Donald Trump pas si détesté : qui sont ceux qui regrettent déjà son éviction ?

L’élection de Joe Biden ne fait pas que des heureux. Le président de l’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, ou le Brésilien Bolsonaro, parmi d’autres dirigeants, devraient regretter Donald Trump.

Alors que de nombreux dirigeants du monde comme Emmanuel Macron ont félicité Joe Biden, annoncé vainqueur de la présidentielle américaine par les médias américains le 7 novembre dernier, plusieurs semblent déjà regretter Donald Trump. Le président de l’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane est présenté comme « le grand perdant » par le directeur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) Pascal Boniface. « Il n’aura plus l’accès direct à la Maison Blanche via son lien personnel privilégié avec Jared Kushner, gendre et conseiller diplomatique d’un Donald Trump qui lui passait tout, y compris l’affaire du journaliste assassiné Jamal Khashoggi », révèle le spécialiste des questions internationales ce dimanche 15 novembre dans les colonnes du Parisien.

L’époux de Melania Trump, qui passait d’importants contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite, soutenait la guerre que mène le pays contre le Yémen et avait adopté aussi une stratégie vis-à-vis de l’Iran, principal ennemi de Mohammed Ben Salmane. La position de Joe Biden par rapport à Téhéran est à l’opposé. « Donald Trump pourrait lui compliquer la tâche en préparant une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran tant qu’il en a encore le pouvoir (NDLR : jusqu’à fin janvier) », renchérit le politologue et professeur à la Sorbonne James Cohen. Le Brésilien Jair Bolsonaro, connu notamment pour ses différentes déclarations désobligeantes envers Brigitte Macron, mais aussi pour son climato-scepticisme, devrait également souffrir du départ de Donald Trump.

Bolsonaro et Orban perdent un allié

« Bolsonaro se retrouve plus isolé dans une Amérique latine qui penche certes à droite, mais pas à l’extrême droite », explique dans Le Parisien Pierre Boniface. Le Hongrois Victor Orban et le Polonais Jaroslaw Kaczynski perdent aussi un allié. « Ils formaient un club ayant pour figure emblématique l’homme le plus puissant du monde. Le climat se rafraîchit, ils se retrouvent plus exposés aux pressions, de l’UE notamment », estime dans Pierre Boniface dans Le Parisien. Le journal explique également que le président russe Vladimir Poutine perd un « faire-valoir » et rappelle que lors d’une conférence de presse le président américain était « comme un petit garçon face au maître du Kremlin ».

Article réalisé avec l’agence 6Médias

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