Édouard Philippe émouvant sur son père malade : il raconte leurs derniers instants

Dans Le sioux, la biographie qui lui est consacrée, Édouard Philippe se dévoile. Réservé quand il s’agit de sa vie privée, l’ancien Premier ministre s’est autorisé quelques confidences pour l’occasion. À Bérengère Bonte, il raconte les derniers jours de son père, disparu en 2014.

Séquence émotions. Au travers des 350 pages qui composent l’ouvrage Le sioux (Archipel), Bérengère Bonte lève le voile sur « les faces cachées » d’Édouard Philippe. Au fil de la lecture l’homme politique se dévoile à cœur ouvert, évoquant avec émotions les derniers instants de son père atteint de diabète, décédé le 29 septembre 2014. « Quand il a décidé que maintenant ça suffisait bien, on lui avait déjà coupé un orteil, puis la moitié du pied, cette fois c’était la jambe et il m’a dit : ‘Ça suffit comme ça, je ne vais pas partir en morceaux.‘ Il a donc arrêté les dialyses et on savait que ça lui laissait entre deux et jours« , se souvient l’ancien Premier ministre.

Si à l’époque la campagne des primaires s’amorce, Édouard Philippe est au chevet de son père chaque jour, jusqu’au dernier : « La dernière fois, il était bien, on s’est parlé, on s’est embrassé. On savait que c’était la dernière ou l’avant-dernière. Il était un peu angoissé par la mort, mais comment ne pas l’être ? » Patrick Philippe laisse alors une femme, des enfants et des petits-enfants derrière lui. Quatre jours plus tard, au funérarium du Havre « une foule chante du Boby Lapointe », détaille l’auteure. L’heure de l’ultime adieu a sonné. Armé de ses souvenirs, l’homme à la tête du parti Horizons rend hommage à ce père qui a été d’une grande « dignité » avec une pincée d’humour : « J’ai fait un discours qui était pas mal. J’ai fait rigoler tout le monde, j’étais content. »

« Je ne suis pas un trompe-la-mort »

Le rire s’est invité dans cet instant douloureux grâce à la joie d’Édouard Philippe qui a tiré une leçon de vie de la perte de son père : « On peut raconter deux trois trucs pour faire les malins, mais là… On ne triche pas. Moi, j’aime beaucoup la vie. Donc j’aborde la mort de façon sérieuse. Je la respecte. Je ne suis pas un trompe-la-mort. » Des moments difficiles pendant lesquels le politicien peut compter sur son épouse Édith Chabre et leurs trois enfants.

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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