« Egocentré et solitaire » : Emmanuel Macron divise à l’aube de 2022

Dans les colonnes du Figaro de ce mardi 12 octobre, Aurélien Pradié, une des figures montantes des Républicains, affirme la chance de son parti de vaincre Emmanuel Macron, s’il sait se rassembler, face à un président « solitaire ».

Il a retrouvé confiance en sa famille politique. Aurélien Pradié, député LR du Lot, et secrétaire général du parti, a affirmé dans les colonnes du Figaro ce mardi 12 octobre, qu’il pensait que si son parti réussissait à s’unir après le congrès du 4 décembre, ils pouvaient espérer battre Emmanuel Macron. Pour ce député, jeune poids lourd de la droite, l’avantage que sa famille politique a sur le chef de l’État, c’est justement qu’ils sont une famille, et qu’ils peuvent trouver leur force dans l’union, face à Emmanuel Macron, qu’il juge « égocentré et solitaire« .

Il le répète et le détaille : le rassemblement est la condition sine qua none de la victoire de la droite, et ce, même si certains n’y croyaient pas, ou attaquaient la méthode choisie par les Républicains : « Les tristes sires nous expliquaient que nous n’arriverions pas à nous rassembler le 4 décembre, que notre calendrier était mauvais, que nous étions la droite la plus bête du monde. » Mais selon le député, le processus finalement retenu, de la désignation d’un candidat en congrès est le bon, et saura porter ses fruits :  » Aujourd’hui, nous savons que nous aurons un candidat unique début décembre. Emmanuel Macron peut s’en inquiéter. Et nous, nous en féliciter.« 

« Être à la hauteur du rassemblement », ou disparaître

Il semble le regretter, il n’y a pas à notre époque une figure politique de droite assez forte pour sortir du lot, et générer l’adhésion spontanément : « Je ne veux pas paraître brutal, mais aujourd’hui nous n’avons aucun général de Gaulle, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. » Et sans les leaders naturels de cette droite désormais orpheline, il faut se reposer sur un conseil familial, une union vers la réussite : « Notre chance de victoire, c’est en formant une équipe de France. C’est une vraie chance face à un Macron égocentré et solitaire.« 

Mais Aurélien Pradié sait que son parti revient de loin, et reste vigilant sur les menaces de division qui pèsent encore sur lui : « J’ai eu de sérieuses inquiétudes. J’ai craint les petits calculs politiques personnels de ceux qui supposaient que sur la division, le malentendu ou un petit trou de souris, ils pourraient réussir. » En tant que secrétaire général du parti, l’union et le rassemblement font partie de la bonne parole qu’il se fait fort de prêcher auprès des différents candidats au congrès : « J’ai dit plusieurs fois aux candidats qu’ils devaient être à la hauteur du rassemblement sinon ils disparaîtraient tous. » S’unir, ou mourir, telle est la question pour la droite, que les adhérents trancheront, le 4 décembre.

Crédits photos : Eliot Blondet/Pool/Bestimage

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