Élisabeth Borne de plus en plus méfiante avec ses collaborateurs : “Elle devient parano”

Ce mercredi 6 juillet, Élisabeth Borne prononcera son discours de politique générale devant le Parlement. En coulisses, la Première ministre essuie de multiples critiques émanant des oppositions, mais aussi de son propre camp, relate Le Figaro ce mardi 5 juillet.

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  1. Elisabeth Borne

Après le remaniement effectué ce lundi 4 juillet, place au discours de politique générale de la Première ministre. Ce mercredi 6 juillet, Élisabeth Borne doit en effet présenter son projet face à l’Assemblée nationale et au Sénat. Un passage obligé pour tout nouveau locataire de Matignon qui sera scruté de très près par les parlementaires. D’autant plus que la cheffe du gouvernement, bousculée par les oppositions, est menacée par une probable motion de censure de la Nupes à son encontre. Un contexte politique délicat, alors qu’Emmanuel Macron a perdu sa majorité absolue au Palais Bourbon. « Elle devient parano », a même affirmé un conseiller de l’exécutif auprès Figaro, ce mardi 5 juillet.

D’après le quotidien, Élisabeth Borne pâtit d’un manque de légitimité auprès des « poids lourds » de son propre gouvernement. Jugée trop technocrate, pas assez politique, l’ex-patronne de la RATP entretiendrait des tensions avec certains ministres de premier plan, dont Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Bruno Le Maire à l’Économie. « Son attitude agressive est mal perçue par eux. Il y a une incompréhension des deux côtés », a glissé un autre conseiller de l’exécutif dans les colonnes du journal. Certains de ses collaborateurs se sont également épanchés dans la presse. « Elle est maladroite, nous demande un peu brutalement ce qu’on compte faire », a notamment déclaré un conseiller dans un entretien à Marianne.

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Élisabeth Borne reste « dans l’action »

Malgré les critiques, Élisabeth Borne refuse de se soumettre à un vote de confiance. La démarche (facultative) s’avère trop périlleuse, tant la majorité présidentielle a perdu des plumes lors des législatives de juin. La Première ministre serait-elle « en sursis » ? « Je ne suis pas en train de me poser ce genre de question. Je peux vous dire que moi, je suis à l’action », a balayé l’intéressée lors d’une interview sur LCI, assurant vouloir « chercher une majorité, des majorités ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Christophe Michel/Pool/Bestimage

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