Emmanuel Macron a « les yeux de Thatcher et le déhanché de Jackson » : la comparaison qui fait mouche

Ce jeudi 28 octobre, Valeurs actuelles dévoile quelques extraits du dernier livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, « Le traître et le néant ». Une enquête qui dresse le portrait d’Emmanuel Macron au travers de nombreux témoignages, parfois tranchants, dont celui de l’ancien premier secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

Dix ans après Sarko m’a tuer, cinq ans après Un président ne devrait pas dire ça…, Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont enquêté sur Emmanuel Macron. Dans leur dernier livre Le traître et le néant, publié aux éditions Fayard, les deux journalistes du Monde se sont penchés sur le mandat de l’actuel président de la République, qui n’est pas encore candidat à sa réélection. « C’est un livre qui est beaucoup fondé sur les témoignages, plus de 110 témoins, plus des documents », a expliqué Fabrice Lhomme sur Franceinfo. Ni Emmanuel Macron, ni son premier cercle n’ont pas souhaité répondre aux questions des deux reporters du Monde. Alors Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont allés sonner à d’autres portes…

Parmi les témoignages qui permettent de comprendre la manière dont Emmanuel Macron gouverne la France, celui de l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. « Il a les yeux de Thatcher et le déhanché de Jackson » a-t-il déclaré dans l’enquête des journalistes du Monde, dont Valeurs actuelles a publié des extraits ce jeudi 28 octobre. Un hybride entre la rigidité de l’ex-Première ministre conservatrice du Royaume-Uni surnommée la « Dame de fer », et la superbe du roi de la pop, à l’attitude cool et décontractée.

L’exercice du pouvoir en solitaire

Macron le séducteur, mais aussi Macron le traître. En 2016, l’ex-ministre de l’Économie du François Hollande a quitté le gouvernement pour se lancer dans la course à l’Élysée. Si l’actuel chef de l’État s’est toujours défendu d’une quelconque trahison, les témoignages recueillis par Gérard Davet et Fabrice Lhomme appuient le contraire. « Le double jeu, c’est ce qui le définit », a confié l’homme d’affaires Matthieu Pigasse. « Qui a trahi, a peur d’être trahi », a résumé l’ex-ministre socialiste Pierre Moscovici. « D’où l’extraordinaire médiocrité du personnel dont il s’entoure. On a jamais vu sous la Ve République un gouvernement aussi faible« , a relevé le président de la Cour des comptes. De quoi étayer la thèse de Gérard Davet et Fabrice Lhomme d’une gouvernance en solitaire.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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