Emmanuel Macron : ces mots qu'il a interdits aux ministres

Lundi 22 mars 2021, Le Parisien révèle qu’Emmanuel Macron a interdit l’utilisation de certains mots par ses ministres. L’idée ? Confiner certaines régions en impactant le moins possible le moral des Français…

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L’histoire se répète mais elle n’est pas racontée avec les mêmes mots. Jeudi 18 mars 2021, Jean Castex a donné une conférence de presse destinée à annoncer les nouvelles mesures sanitaires décidées par le gouvernement afin de combattre la pandémie de la Covid-19. Alors que les chiffres de prises en charge en réanimation ne se montrent toujours pas encourageants, le Premier ministre a décidé de reconfiner les habitants des Hauts-de France, Île-de-France, Eure, ou encore des Alpes-Maritimes, pour “freiner le virus sans nous enfermer”. Au cours de son annonce, le chef du gouvernement n’a pas caché que bientôt d’autres départements pourraient être touchés par ces mesures de reconfinement : “Ces mesures que nous prenons aujourd’hui dans les régions les plus impactées pourront être étendues, si nécessaire, à d’autres parties du territoire”, avait-il prévenu.

L’autre nom du confinement

Du côté de l’Elysée, cette décision de reconfiner certaines régions de France a été prise avec des pincettes. Comme le relèvent nos confrères du Parisien, lundi 22 mars 2021, le président de la République a tenté de ne pas aggraver l’état moral des Français, très éprouvés par la pandémie depuis plus d’un an. C’est ainsi qu’il aurait particulièrement veillé au langage employé par ses ministres, au cours de ces dernières semaines, analyse Rosalie Lucas dans les colonnes du quotidien. Certains mots seraient désormais interdits : “Le président a veillé à bannir certains termes, jugés mal adaptés, trop anxiogènes ou maladroits“, écrit la journaliste qui indique que le mot “reconfinement” ne convient plus au mari de Brigitte Macron qui y voit le meilleur moyen d’entretenir le mauvais souvenir de l’année 2020. “Les ministres ont l’ordre, comme l’a fait Olivier Véran, de trouver des termes plus adaptés pour parler de nouvelles restrictions“, détaille-t-elle encore, affirmant que la notion de “commerces non essentiels” est elle aussi à proscrire, car dangereusement vexante pour ceux qui tentent de survivre malgré la crise. Malheureusement, l’adaptation du champ lexical employé par les ministres ne semblent pas avoir tout à fait changé l’humeur des Français…

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