Emmanuel Macron « en plein brouillard » : 2022 s’annonce ardu…

Entre la propagation du variant Delta et la fronde anti-pass sanitaire, Emmanuel Macron a du pain sur la planche. À l’approche de la présidentielle de 2022, ces dossiers épineux compliquent sa campagne de réélection, décrypte L’Opinion, ce jeudi 19 août.

Vaccination, réanimation, variant Delta… Voilà plus d’un an que l’épidémie de Covid-19 accapare l’attention des Français et des médias. Et ça ne devrait pas s’arrêter de sitôt. D’après Emmanuel Macron, la crise sanitaire n’est toujours pas “derrière nous”. “Nous allons vivre encore plusieurs mois avec ce virus”, a déclaré le chef de l’État depuis le fort de Brégançon, le 11 août dernier. Entre la quatrième vague et les oppositions au pass sanitaire, le Président a fort à faire. À moins d’un an de la présidentielle, ces dossiers épieux compliquent sa campagne de réélection. Quel impact la crise sanitaire aura-t-elle sur le scrutin ? “On est en plein brouillard, jamais une campagne électorale ne s’est ouverte dans des conditions similaires”, a réagi Bernard Sananès, président de l’institut de sondage Elabe, dans L’Opinion ce jeudi 19 août.

D’après les intentions de vote, un duel se profilerait entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. La présidente du Rassemblement national est candidate pour la 3e fois à la magistrature suprême. En cas de reprise épidémique forte en janvier, l’actuel hôte de l’Élysée pourrait payer les frais de sa stratégie sanitaire. “La dénonciation de [la gestion de crise] par Emmanuel Macron pourrait être au cœur de la campagne. En fait, Emmanuel Macron est un favori fragile, a estimé Bernard Sananès auprès de L’Opinion. Et il ne sera pas seul dans la course à l’Élysée. De chaque bord de l’échiquier politique, les candidats se bousculent pour détrôner le chef de l’État.

Les candidatures se multiplient

À droite, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse se sont portés candidats, tandis qu’à gauche, Anne Hidalgo est pressentie pour représenter les socialistes. Pas moins de cinq candidats s’opposeront à la primaire écologiste en septembre. Chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi annoncé sa candidature dès novembre 2020. De son côté, Emmanuel Macron n’a toujours pas brigué (officiellement) un second mandat. Ses prédécesseurs à l’Élysée ont tous déclaré leur candidature à leur propre succession un à deux mois avant l’élection. Comme le rappelle Le Journal du dimanche, ce mercredi 18 août, le chef de l’État devra se décider avant le 18 mars, date butoir pour la publication de la liste officielle des candidats au premier tour, prévu le 10 avril.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Eric Gaillard / Pool / Bestimage

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