Emmanuel Macron giflé : son agresseur est sorti de prison et n’a « aucun regret »

Emprisonné après avoir giflé Emmanuel Macron en juin dernier, Damien Tarel est sorti de prison ce samedi 11 septembre. Trois mois après les faits, le Français de 28 ans a assuré ne rien regretter de ses actes.

Il assume pleinement ce qui s’est passé. Le 8 juin dernier, Damien Tarel faisait la une de l’actualité après avoir giflé Emmanuel Macron lors de l’un de ses déplacements dans la Drôme. Condamné à 18 mois de prison dont 4 mois ferme, le Français de 28 ans a finalement été libéré ce samedi 11 septembre du centre pénitentiaire de Valence, à 7 heures du matin, soit deux heures avant celle prévue à l’origine. Et malgré son temps passé derrière les barreaux, Damien Tarel a affirmé avec aplomb au micro de BFM TV : « Je n’ai aucun regret ».

Damien Tarel, qui avait justifié son acte en jugeant qu’Emmanuel Macron était « la déchéance de notre pays », a été accueilli par sa famille et ses amis à sa sortie de prison. L’homme de 28 ans a évoqué à BFM TV leur aide précieuse. « J’ai eu beaucoup de lettres de soutien […] Je pense que si j’ai pu tenir c’est grâce à tous les soutiens qui m’ont envoyé notamment des livres, des choses comme ça », a déclaré Damien Tarel, qui précise qu’il pourrait bien être présent à la manifestation organisée à Valence contre le passe sanitaire.

Emmanuel Macron giflé: sorti de prison, Damien Tarel affirme n'avoir "aucun regret" pic.twitter.com/cqtmUQjrLk

« La violence, ce n’est pas ça »

Lors de son audience, Damien Tarel avait assuré que son geste, survenu lors d’un bain de foule auquel a participé le président, n’avait pas été prémédité et qu’il était de l’ordre de la pulsion. « Quand il s’est dirigé vers moi, ça m’a surpris. Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur, et qu’il voulait faire de moi un électeur, ça a provoqué du dégoût », avait expliqué le Français de 28 ans. De son côté, Emmanuel Macron n’a pas été bouleversé par ces agissements. Quelques jours après les faits, le chef de l’État avait estimé au micro de BFM TV que « la vraie violence, ce n’est pas ça », mais « celle que subissent les femmes qui meurent sous les coups de leurs compagnons » et celle que connaissent « celles et ceux qui rentrent chez eux ». Des exemples contre lesquels le président a assuré vouloir se battre.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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