Emmanuel Macron : qui est vraiment Michel-Ange Flori, l’afficheur varois qui le déteste tant ?

Michel-Ange Flori joue les nerfs des autorités françaises depuis des années. L’afficheur varois au passé douteux, placarde ses opinions du moment, au nom de sa liberté d’expression.

Emmanuel Macron en slip kangourou, l’affiche est signée Michel-Ange Flori. Ce dimanche 26 septembre, les habitants du Var pouvaient découvrir la nouvelle création de l’afficheur varois. Sur un fond bleu et blanc, le chef de l’État apparaît torse nu, simplement couvert d’un slip kangourou. Son auteur fait référence à la crise diplomatique avec l’Australie. Le pays devait acheter des sous-marins français pour la somme de 56 milliards d’euros, avant de se rétracter. L’affaire a inspiré Michel-Ange Fiori, qui a déjà créé plusieurs affiches polémiques.

Né en 1959 en Algérie, Michel-Ange Flori vit aujourd’hui à Ollioules, près de Toulon. « J’étais au lycée à Bonaparte, mais bon… Les études… Moi, je voulais travailler vite pour gagner un peu d’argent et être autonome« , explique-t-il à nos confrères de Var Matin. À 19 ans, Michel-Ange Flori devient ouvrier, puis chauffeur livreur. Mais le Varois veut travailler à son compte. Alors il prend contact l’Affichage toulonnais. « Là, on me dit : pars sur le terrain et trouve des emplacements où installer des panneaux d’affichage pour de la publicité. Dès les premiers jours, j’ai déniché 21 emplacements dans le coin. Du jamais vu pour l’époque !« , se vante dans le quotidien.

Dans les années 90, Michel-Ange Flori devient chef d’entreprise et doit gérer jusqu’à 400 panneaux publicitaires de Bandol à Hyères. Finalement, il vend son affaire et reste propriétaire de deux panneaux.

Même les australiens n’en veulent pas pic.twitter.com/eT2FwC0o5W

« J’ai inventé Twitter avant l’heure ! »

En 1999, il fait son premier coup avec l' »Affaire des paillotes ». Un panneau interpelle les automobilistes : « Corse : présumé coupable. Préfet : présumé innocent. Chevènement : l’innocence sélective », peut-on y lire. L’afficheur est embarqué par les forces de l’ordre, puis remis en liberté.

Mais Michel-Ange Flori récidive. Après les attentats du 13 novembre, il placarde : « La mort pour les terroristes et leurs complices. » Ses autres créations : « Sarkozy demande l’asile politique à la Libye » ou encore « Macron a-t-il donné le code nucléaire à Benalla », « Le vaccin Covid disponible dans votre commissariat, à 600 mètres. »

Face aux critiques, Michel-Ange ne se laisse pas démonter : « Tout ça, c’est de la satire, mais on est libre de s’exprimer librement ou pas ? », explique-t-il avant d’ajouter : « Certains s’offusquent du ton employé ou me reprochent d’utiliser mes panneaux pour dire ce que je pense, s’énerve l’afficheur. Mais je revendique ma liberté d’expression. Désormais, le web me procure une caisse de résonance. Mes panneaux sont devenus des tweets. J’ai inventé Twitter avant l’heure ! » Si Michel-Ange Flori admet aimer « s’attaquer aux puissants », il affirme n’embrasser aucun parti politique.

En juillet dernier, il affichait une toute nouvelle création : Emmanuel Macron grimé en Adolf Hitler à la Seyne-sur-Mer. À ses détracteurs il répondait : « Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j’y vois Charlie Chaplin dans Le Dictateur », indique France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour ses panneaux, Michel-Ange Flori a été condamné pour « injure publique » le 17 septembre dernier.

Pour avis : des miliciens macronistes portant des bonnets d’âne, soucieux de plaire à leur maître, patrouillent dans les faubourgs cherchant des humoristes non agréés pour les livrer à l’autorité judiciaire.
Le pas de trop! pic.twitter.com/H0M3B6CBua

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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