Enfant, la reine Elizabeth II souffrait de troubles obsessionnels compulsifs

Dans The Governess, biographie romancée de l’institutrice d’Elizabeth II parue le mois dernier, on apprend que cette dernière avait besoin d’ordre pour se rassurer.

De l’ordre avant toute chose : c’est ce dont semblait avoir besoin la reine Elizabeth II lorsqu’elle était enfant. Et c’est ce que retrace le livre The Governess, de Wendy Holmes, biographie romancée de Marion Crawford, gouvernante de la reine et de sa sœur Margaret, paru le 25 août aux éditions Berkley. Dans un extrait publié par The Sun, on apprend que la jeune Elizabeth disposait ses stylos, sur son bureau, en veillant à ce qu’il y ait exactement le même espace entre eux. Et procédait de même, à l’heure du déjeuner, avec les assiettes. Intriguée, Marion Crawford l’aurait interrogée les raisons de son comportement. «Parce que cela me rassure», lui aurait répondu la future souveraine. Marion Crawford lui aurait ensuite demandé pourquoi ce besoin de sécurité. Las : l’irruption de la reine mère dans la pièce aurait interrompu leur conversation.

The Governess s’inspire des mémoires de Marion Crawford, The Little Princesses, publiées en 1950. L’auteur, qui avait une formation en psychologie enfantine, y évoquait déjà les possibles troubles dont souffrait «Lilibet». Cette dernière était «une enfant très ordonnée», dont les affaires étaient toujours «impeccablement bien rangées», écrivait Marion Crawford, relayée par le Daily Mail. «Mais une fois, Lilibet et ses manies m’ont beaucoup inquiétées. Elle est presque devenue trop méthodique et ordonnée. Elle sortait de son lit plusieurs fois dans la nuit pour aligner ses chaussures et ses vêtements». C’est sa sœur, Margaret, qui aurait mis un terme aux habitudes d’Elizabeth, à force de s’en moquer.

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Une vie au service de la reine

Née en 1909 en Écosse, Marion Crawford était entrée en 1933 au service du duc et de la duchesse d’York, les parents d’Elizabeth et de Margaret : la gouvernante était alors âgée de 22 ans, et la future souveraine n’avait que huit ans. Elle n’a pas quitté la famille lorsque George VI, le père des princesses, est monté sur le trône en 1936. Marion Crawford, dite «Crawfie», est restée au service de la reine jusqu’à ce que cette dernière épouse le prince Philip en 1947. La gouvernante s’était elle-même mariée deux mois plus tôt, après avoir repoussé ses noces pendant 16 ans, considérant ses fonctions comme une priorité.

Les princesses Margaret et Elizabeth et leur gouvernante, Marion Crawford. (le 1er janvier 1930.)

En quittant la reine, Marion Crawford avait été gratifiée d’un cottage sur les terres de Kensington Palace, pour la remercier de ses services. De bonnes relations qui se sont dégradées dès 1949, quand la famille royale a appris l’imminente publication de ses mémoires, et les révélations (pourtant anodines) qui y figuraient. Rejetée, l’ex-gouvernante s’est ensuite installée à Aberdeen, en Écosse, dans une maison située non loin de la route menant à Balmoral, résidence d’été de la reine. Laquelle n’est cependant jamais venue lui rendre visite, comme le relate Wendy Holden dans Tatler. Déprimée, blessée, Marion Crawford a fait une tentative de suicide en 1977, en laissant ce message : «Je ne peux supporter que ceux que j’aime passent sur la route sans me voir.» Elle mourra onze ans plus tard, en maison de retraite. On peut malgré tout l’apercevoir danser avec les deux petites princesses dans la vidéo publiée le 21 avril sur Instagram pour l’anniversaire de la reine. Un souvenir qui, lui, ne s’effacera jamais.

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