Éric Dupond-Moretti : cette humiliation "au fer rouge" qu'il a vécue à ses débuts

Jeudi 25 novembre 2021, le magazine Gala dévoile des extraits du livre Reste à ta place signé par le journaliste Sébastien Le Foi. On y découvre les confidences d’Éric Dupond-Moretti sur un moment douloureux et humiliant qu’il a vécu à ses débuts en tant que jeune avocat.

  • Eric Dupond-Moretti
  • Isabelle Boulay

Pour Éric Dupond-Moretti, c’est une humiliation « au fer rouge ». Dans son le livre Reste à ta place (aux éditions Albin Michel), le journaliste Sébastien Le Foi, donne la parole aux personnalités qui ont gravi les échelons depuis leur milieu modeste pour atteindre des sommets. Parmi les extraits de l’ouvrage dévoilés le jeudi 25 novembre 2021 dans les colonnes de Gala, on découvre les confidences de celui qui n’a jamais voulu devenir ministre de la Justice. Auprès du journaliste, il est revenu sur sa première fois à Paris en tant que jeune avocat. Un moment douloureux.

« Je vois bien que l’on me prend pour un hobereau avec de la paille qui sort des poches. Je m’en moque », peut-on lire. « J’arrive avec la rage de Rastignac et je vais chez Ungaro, avenue Montaigne. Je dois avoir l’air tellement plouc, tellement pas dans mon élément, j’achète une veste en tweed, je l’ai toujours d’ailleurs, et quand je remonte à Lille, j’apprends que la maison Ungaro a appelé mon banquier pour savoir si mon compte était approvisionné. Ça, c’est une humiliation au fer rouge », a révélé le compagnon d’Isabelle Boulay. Très vite, il se dit : « Non seulement je n’ai pas les codes, mais je n’ai pas la gueule ». Mais il en faut plus pour atteindre le « désir de revanche sociale » qui à la « volonté personnelle » de ce fils unique issu d’une famille modeste italienne.

Les confidences d’Éric Dupond-Moretti sur ses parents

Élevé seul par sa mère dans le nord de la France, il n’a jamais caché son admiration pour elle. En juillet 2020, il lui a fait une tendre déclaration d’amour : « Avant de me taire, un dernier mot : je pense bien sûr aux miens, à ceux que j’aime et qui me sont proches. Je pense en particulier à ma mère, qui a quitté son pays d’origine pour fuir la misère et pour arriver dans ce si grand pays ». Quant à son père, mort d’un cancer, il a raconté dans les colonnes de Gala en septembre 2021: « Un père absent est un salaud. Un père mort, c’est un père sublime. Je garde un lien puissant avec lui. Je crois aux forces de l’esprit ».

Et pour cause : « J’avais quatre ans et demi seulement, mais je garde des images de lui très précises. Je lui ai rendu visite à l’hôpital de Villejuif. Il était dans un immense dortoir. Posé sur sa table, il y avait un yaourt qui me faisait envie. Il était terriblement amaigri, mes grands-parents m’ont fait comprendre que mieux valait qu’il le mange, lui. Il a préféré me le donner ». Celui qui se décrit comme un ado rebelle a expliqué avoir gardé un précieux souvenir : une médaille qu’il avait lui-même forgée sur laquelle est gravé le nom de Thierry La Fronde, son personnage préféré de série tété des années 1960.

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