« Éric Zemmour inspire ses décisions » : Emmanuel Macron fortement attaqué par ses opposants

Alors que le président de la République a décidé d’une réduction drastique du nombre de visas pour les ressortissants des pays de Maghreb, la gauche accuse Emmanuel Macron d’être guidé par les idées d’Éric Zemmour.

Pour l’opposition, Emmanuel Macron joue la surenchère de campagne. La décision est prise, la France va diviser par deux le nombre de visas délivrés pour l’Algérie et le Maroc, et de 30% pour la Tunisie. Une mesure très critiquée par les opposants au chef de l’État, qui voient là une décision opportuniste. « Depuis janvier, 99,8% des expulsions prononcées vers l’Algérie ne sont pas effectuées. Le gouvernement aura attendu septembre pour sévir sur l’octroi des visas« , dénonce Marine Le Pen sur son compte Twitter. Si le sénateur Bruno Retailleau (LR) « salue » cette restriction, il ironise : « C’est fou comme les problèmes sont de plus en plus faciles à régler à mesure que la présidentielle approche. » Mais c’est à gauche que la critique est la plus vive : « Zemmour ne conseille pas seulement Macron, il inspire maintenant ses décisions », lance Éric Coquerel, député LFI.

Alors qu’il n’est pas officiellement candidat à la course à l’Élysée, Éric Zemmour fait un bond dans les sondages. Dans une nouvelle enquête Harris Interactive pour Challenges, publiée ce mardi 28 septembre, le polémiste grimpe à 13% d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle 2022. Éric Zemmour se rapproche des 16% de Marine Le Pen et des 23% d’Emmanuel Macron. Ces dernières semaines, l’éditorialiste occupe le débat politique avec l’identité nationale, la sécurité et l’immigration. Pour ne pas se laisser distancer en cette période de campagne électorale, Marine Le Pen axe sa campagne autour de la « priorité nationale » qu’elle veut inscrire dans la Constitution. Quant à Emmanuel Macron, si le chef de l’État n’est pas encore officiellement candidat à sa réélection, il investit désormais lui aussi le terrain de l’immigration.

« Des menaces mises à exécution »

Pour Gabriel Attal, cette décision est « drastique, inédite, mais nécessaire », a expliqué Gabriel Attal sur Europe 1. « Il y a eu un dialogue avec un certain nombre de pays, notamment du Maghreb (…), puis des menaces, et elles ont été mises à exécution » parce qu’« à un moment, quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles. » La mesure a été prise alors que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie refusent de délivrer des laissez-passer consulaires, des documents pourtant indispensables au retour des immigrés renvoyés par la France.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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