François Bayrou, « un mégalo » qui « veut sa revanche » ? Cette phrase assassine

Alors que François Bayrou tarde a être officialisé au poste de Haute commissaire du Plan, les membres du gouvernement s’offusquent des conditions posées par ce dernier. Certaines ministres n’hésitent pas à l’attaquer.

La nomination de François Bayrou au poste de haut commissaire du Plan n’a toujours pas été officialisée. Pourtant, le principal intéressé semble bien décidé à avoir le poste, fait pour lui, sur-mesure. “J’ai toujours pensé que pour que le commissaire au Plan ait l’influence nécessaire, il fallait qu’une personnalité politique expérimentée puisse s’y coller. Je ne pensais pas du tout à moi”, confie le maire de Pau, ce week-end, dans La République des Pyrénés. Avant de poursuivre en assurant qu’il avait “beaucoup discuté de cette nécessité depuis des mois avec le président de la République” : “Il m’a dit : C’est une bonne idée. Pourquoi ne le feriez-vous pas vous-même? Vous avez réfléchi sur le sujet et vous correspondez au portrait-robot. Cette proposition m’intéresse.”

Dans la majorité, cette nomination est loin de faire l’unanimité comme le révèlent nos confrères du Parisien. Face aux exigences du président du MoDem comme celle du rattachement direct à l’Elysée, et non plus à Matignon comme c’était de coutume par le passé, certains ministres s’offusquent. “Bayrou ne veut pas être vice-président, non plus ?”, s’exclame l’un d’eux. “Il veut avoir un poste que tout le monde voit et qui ne dépende de personne. C’est François Bayrou…”, s’amuse un autre membre du gouvernement. Pour d’autres, l’édile a tout simplement un égo surdimensionnée : “C’est un mégalo, il veut sa revanche car il n’a jamais digéré le fait d’avoir dû quitter précipitamment le gouvernement en 2017 ( après sa mise en cause – puis mis en examen, en décembre dernier – dans l’affaire des emplois supposés fictifs des assistants parlementaires d’eurodéputés du MoDem, NDLR ). Si Macron cède, Bayrou voudra avoir le nez dans tout”, déplore un haut responsable d’En marche !

Des critiques virulentes que François Bayrou préfère tout bonnement ignorer. “Il existe de très grands sujets dont on ne parle jamais. Encore faut-il déterminer ce qui est vital et imposer aux décideurs et l’opinion publique de se saisir des problèmes qui méritent une réponse à dix, vingt ou trente ans, et non pour dix, vingt ou trente jours”, a-t-il expliqué dans son entretien, tout en précisant qu’une fois nommé, il resterait maire de Pau.

Crédits photos : Bestimage

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