François Mitterrand : Dalida, une autre maîtresse condamnée au secret

Des années après la mort de François Mitterrand, la journaliste Solenn de Royer dévoile que l’ancien président avait entretenu une liaison avec une jeune socialiste dans les dernières années de sa vie. Quelques années avant cela, il aurait également eu une idylle avec Dalida, la flamboyante chanteuse italienne.

Le président socialiste et la chanteuse populaire, deux icônes du XXe siècle, dont la liaison supposée fait partie de la légende. Dalida avait soutenu publiquement et fougueusement François Mitterrand avant son accession à l’Élysée en 1981, devenant amie avec l’homme, plutôt que le candidat, comme elle se plaisait à le préciser. Alors que le socialiste entretenait déjà une relation secrète avec Anne Pingeot depuis près de quinze ans, il aurait également séduit la chanteuse, des années avant de se lancer dans sa dernière liaison, avec une jeune militante socialiste du nom de Claire.

Avec Dalida, l’histoire a également commencé grâce au Parti Socialiste. C’est via le maire de Marseille de l’époque, Gaston Defferre, qui l’invite à chanter pour un meeting du parti qu’elle rencontre le futur président. Après le spectacle et sur l’invitation pressante des deux éléphants du PS, la chanteuse, qui a alors 39 ans, dîne avec les élus. Le courant passe entre l’Italienne et le Charentais. Quelque temps plus tard, elle se produit à Château-Chinon, dans le fief mitterrandien, en l’honneur de ses 25 ans de vie parlementaire. C’est le début de leur amitié, qui sera bientôt étendue à l’entourage de François Mitterrand : sa femme Danielle, le neveu Frédéric, ou encore le beau-frère, Roger Hanin. Ce serait à cette époque que leur liaison aurait débuté, dans le plus grand secret. Même le frère de la chanteuse, Orlando, dont elle était si proche, ignore le statut exact de la relation de ces deux-là : « Franchement, je ne pourrai pas répondre« , a-t-il un jour répliqué à Thierry Ardisson. « Elle n’est plus là pour en parler et moi j’ai toujours dit que je restais au bord de la porte et que je ne l’ouvrais pas si je n’étais pas invité…« 

Le secret absolu, pour ne pas nuire à sa carrière

Dalida se serait pourtant confiée à une proche, l’épouse de son psychanalyste, Jacqueline Pitchal. Sans pour autant dévoiler le patronyme de ce « François » qu’elle fréquente. La confidente racontait pour Paris Match, en 2007, que leur relation était devenue une « idylle« , dès 1979. « Elle avoue une idylle avec un homme passionnant, admirable. Il s’est marié très jeune, sa position ne lui permet pas de divorcer, mais son couple est libre… Il s’appelle François« , dévoile-t-elle. Il serait un habitué de sa maison de Montmartre, dînant aux chandelles avec la diva, casquette visée sur la tête pour éviter qu’on ne le remarque.

Cette même demeure de Montmartre devient un point de rendez-vous pour les militants socialistes pendant la campagne de 1981, dans laquelle Dalida s’engage publiquement, distribuant volontiers des tracts dans les rues de son quartier. Une dévotion à l’homme d’État qui lui assurera une place au premier rang de sa cérémonie d’investiture au Panthéon. Mais en entrant à l’Élysée, le président s’éloigne de la chanteuse, progressivement, mais sûrement. Leur relation s’étiole, mais ils s’échangent encore des lettres. Jacqueline Pitchal l’affirme dans son livre, c’est dans une de ses missives que le président aurait explicitement demandé à Dalida la plus grande des discrétions, voire le secret sur leur histoire. Le président précautionneux, qui fait remettre le courrier en main propre par des motards, avait à cœur de ne pas nuire à sa carrière, sans vraiment se préoccuper de celle de Dalida.

Crédits photos : JEAN-CLAUDE WOESTELANDT / BESTIMAGE

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François Mitterrand : Dalida, une autre maîtresse condamnée au secret

Des années après la mort de François Mitterrand, la journaliste Solenn de Royer dévoile que l’ancien président avait entretenu une liaison avec une jeune socialiste dans les dernières années de sa vie. Quelques années avant cela, il aurait également eu une idylle avec Dalida, la flamboyante chanteuse italienne.

Le président socialiste et la chanteuse populaire, deux icônes du XXe siècle, dont la liaison supposée fait partie de la légende. Dalida avait soutenu publiquement et fougueusement François Mitterrand avant son accession à l’Élysée en 1981, devenant amie avec l’homme, plutôt que le candidat, comme elle se plaisait à le préciser. Alors que le socialiste entretenait déjà une relation secrète avec Anne Pingeot depuis près de quinze ans, il aurait également séduit la chanteuse, des années avant de se lancer dans sa dernière liaison, avec une jeune militante socialiste du nom de Claire.

Avec Dalida, l’histoire a également commencé grâce au Parti Socialiste. C’est via le maire de Marseille de l’époque, Gaston Defferre, qui l’invite à chanter pour un meeting du parti qu’elle rencontre le futur président. Après le spectacle et sur l’invitation pressante des deux éléphants du PS, la chanteuse, qui a alors 39 ans, dîne avec les élus. Le courant passe entre l’Italienne et le Charentais. Quelque temps plus tard, elle se produit à Château-Chinon, dans le fief mitterrandien, en l’honneur de ses 25 ans de vie parlementaire. C’est le début de leur amitié, qui sera bientôt étendue à l’entourage de François Mitterrand : sa femme Danielle, le neveu Frédéric, ou encore le beau-frère, Roger Hanin. Ce serait à cette époque que leur liaison aurait débuté, dans le plus grand secret. Même le frère de la chanteuse, Orlando, dont elle était si proche, ignore le statut exact de la relation de ces deux-là : « Franchement, je ne pourrai pas répondre« , a-t-il un jour répliqué à Thierry Ardisson. « Elle n’est plus là pour en parler et moi j’ai toujours dit que je restais au bord de la porte et que je ne l’ouvrais pas si je n’étais pas invité…« 

Le secret absolu, pour ne pas nuire à sa carrière

Dalida se serait pourtant confiée à une proche, l’épouse de son psychanalyste, Jacqueline Pitchal. Sans pour autant dévoiler le patronyme de ce « François » qu’elle fréquente. La confidente racontait pour Paris Match, en 2007, que leur relation était devenue une « idylle« , dès 1979. « Elle avoue une idylle avec un homme passionnant, admirable. Il s’est marié très jeune, sa position ne lui permet pas de divorcer, mais son couple est libre… Il s’appelle François« , dévoile-t-elle. Il serait un habitué de sa maison de Montmartre, dînant aux chandelles avec la diva, casquette visée sur la tête pour éviter qu’on ne le remarque.

Cette même demeure de Montmartre devient un point de rendez-vous pour les militants socialistes pendant la campagne de 1981, dans laquelle Dalida s’engage publiquement, distribuant volontiers des tracts dans les rues de son quartier. Une dévotion à l’homme d’État qui lui assurera une place au premier rang de sa cérémonie d’investiture au Panthéon. Mais en entrant à l’Élysée, le président s’éloigne de la chanteuse, progressivement, mais sûrement. Leur relation s’étiole, mais ils s’échangent encore des lettres. Jacqueline Pitchal l’affirme dans son livre, c’est dans une de ses missives que le président aurait explicitement demandé à Dalida la plus grande des discrétions, voire le secret sur leur histoire. Le président précautionneux, qui fait remettre le courrier en main propre par des motards, avait à cœur de ne pas nuire à sa carrière, sans vraiment se préoccuper de celle de Dalida.

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