Gims victime de racisme : "On m'a traité de singe, de macaque…"

Dimanche 6 juin 2021, Gims était l’invité d’Audrey Crespo-Mara dans l’émission Sept à Huit, sur TF1. L’occasion pour le chanteur de revenir sur son arrivée en France et son enfance passée dans la précarité. Des souvenirs difficiles qui ont été marqués par les insultes racistes dont il a été victime.

  • Maître Gims

Des mots qui marquent à vie. De ses débuts dans la Sexion d’assaut à sa carrière menée en solo, Gims a vendu près de six millions d’albums. Des chiffres dignes des plus grandes stars de la chanson française. Fier de son parcours, le chanteur ne cache pas revenir de loin. Invité de l’émission Sept à Huit, dimanche 6 juin 2021, il a évoqué son arrivée en France avec ses parents, en 1988. D’origine congolaise, sa famille a vécu une période de grandes difficultés financières. Une précarité qui a conduit le chanteur a être placé en famille d’accueil. Il a vécu cette séparation d’avec ses parents de manière tragique. Pendant des années, Gims s’est senti esseulé et a fini par vivre dans des squats. Malgré ce récit douloureux, le rappeur demeure optimiste. Celui qui défend que “le bien dominera toujours” tente de se remémorer son enfance avec un regard positif. “Je suis un enfant du peuple de France. J’ai passé mes meilleurs moments en France”, à Audrey Crespo-Mara dans son entretien accordé à l’émission Sept à Huit.

Gims victime de racisme lorsqu’il était enfant

De cette période, Gims a gardé une leçon : toujours se relever malgré les épreuves. Pourtant, les obstacles se sont multipliés sur sa route. Dès l’enfance, Gims a été la cible d’insultes racistes.Singe, macaque, sale noir, tels étaient les mots qu’il entendait lorsqu’il était enfant, a-t-il confié au cours du même entretien. Il n’y a pas plus grande injustice que de s’en prendre à quelqu’un pour une couleur qu’il n’a pas choisie. Je ne me souviens pas d’avoir choisi ma couleur !”, a-t-il lancé, encore très marqué par ces remarques racistes. Du haut de ses 35 ans, l’artiste estime que le racisme demeure l’une “des plus grandes injustices” de ce monde. Un constat qui demeure malgré les années qui passent. “Ce qui choque, c’est que les blagues qu’on a pu faire, on les fait encore aujourd’hui ! On m’a traité de singe, de macaque ou de sale noir. […] Il y a un boulot qui n’est pas fait”, a estimé le chanteur qui tente de protéger ses enfants de ce fléau à tout prix.

🔵 « Je suis un enfant du peuple de France ».

Derrière ses inévitables lunettes noires, il nous parle de son destin, de son regard sur la France d’aujourd’hui, et de ses rêves d’Opéra. @GIMS est « Le Portrait de la Semaine » d’@audrey_crespo
📺 Ce dimanche, dès 18h20 sur @TF1 pic.twitter.com/XS8BJbkHAX

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