Grégory Lemarchal : les derniers mots du gagnant de la Star Academy 4 avant de mourir

TF1 s’apprête à célébrer les 20 ans de la Star Academy, sans celui qui reste l’un de ses gagnants les plus extraordinaires. Grégory Lemarchal est mort à l’âge de 23 ans de la mucoviscidose. Ses derniers mots furent comme un testament pour tous les jeunes atteints du même mal.

En décembre 2004, Gregory Lemarchal remporte la finale de la Star Academy avec 80 % des voix après avoir « mis [s]es dernières forces, tout balancé sans en avoir gardé sous la pédale », comme il le confiera sur Europe 1, le lendemain de sa victoire. Deux ans plus tard, le 30 avril 2007, le jeune homme s’éteint à l’hôpital Foch. Il a 23 ans.

Grégory a 20 mois quand ses parents, Laurence et Pierre Lemarchal, apprennent que leur garçon est atteint de la mucoviscidose. « On se l’est pris en pleine figure », confiera le père. En effet, l’annonce est violente. On commence par leur dire qu’on ne guérit pas de cette maladie génétique. On parle d’une espérance de vie qui ne dépasse guère les 15 ans. Mais c’est compter sans l’incroyable force intérieure de Grégory. C’est la première leçon que donnera ce jeune homme au monde entier.

La deuxième leçon, ce sera, jour après jour, sa façon de chanter, de vivre, de faire un pied de nez à cette épée de Damoclès qu’il sait au-dessus de sa tête. Mais surtout ces derniers mots que Grégory Lemarchal prononce samedi 28 avril, 24 heures avant qu’on ne le plonge dans le coma : « Je t’aurai putain de maladie ! ». C’est son ultime cri de guerre. Son hymne à la vie. Son père racontera que son fils voulait terrasser le mal par tous les moyens. Ce qu’il fera même au-delà de la mort, à travers l’association Grégory Lemarchal créée par sa famille. Une association comme un testament.

« Endormez-moi, je n’en peux plus »

Le 2 avril, quand Gregory Lemarchal est hospitalisé au service pneumologie de l’hôpital Foch de Suresnes, sa famille est persuadée qu’il en ressortira au bout de quelques semaines. Lui-même arrive quasi les mains dans les poches. C’est son amoureuse, Karine Ferri, qui doit insister pour qu’il prépare des affaires « au cas où« . Quelques mois plus tôt, il avait passé un entretien pour une éventuelle greffe de poumons. Il savait l’opération lourde. N’était pas tout à fait prêt. Le 10 avril, il l’est. Devant son « carré d’as », « sa tribu d’amour » comme il appelle son père Pierre, sa mère Laurence et sa sœur Leslie, qui campent dans sa chambre de l’hôpital Foch, il lance : « Je signe le plus beau contrat de ma vie ». Reste à trouver le greffon, mais le groupe sanguin du chanteur, B+, est plutôt rare.

La nuit, les siens l’emmènent dans son fauteuil roulant regarder les étoiles. Mais l’état de Gregory s’aggrave. Un copain d’enfance vient le voir, il trouve encore la force de lever l’index et de lui dessiner un cœur. Il envoie un sms à Hélène Ségara qu’il adore. A sa mère, il souffle : « Maman, si cette nuit le greffon arrive, j’y vais en courant ». Puis, pour soulager son corps et ses bronches, on le plonge dans le coma. « Il était là, avec son regard droit et volontaire qui voulait dire : « Endormez-moi, je n’en peux plus, mais réveillez-moi très vite avec deux poumons tout neufs car on m’attend pour mon deuxième album », confiera Laurence et Pierre Lemarchal dans Paris Match. Le greffon ne viendra pas. Grégory s’éteint le lendemain, à 13h.

Crédits photos : PIAU FREDERIC / BESTIMAGE

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