« Il n’y a pas que Marine Le Pen dans la vie » : le camp Macron anxieux avant un débat important ?

Ce jeudi 11 février, Marine Le Pen et Gérald Darmanin vont s’affronter dans Vous avez la parole, mais le camp Macron souhaite ne pas faire de la présidente du RN l’opposante numéro 1 du chef de l’État.

A propos de

  1. Marine Le Pen

  2. Gérald Darmanin

  3. Emmanuel Macron

C’est le grand jour. Ce jeudi 11 février dès 21h05, France 2 va diffuser le débat Vous avez la parole, durant lequel Marine Le Pen fera face à Gérald Darmanin. La présidente du Rassemblement National développera ses idées et affrontera le ministre de l’Intérieur. Ensemble, ils aborderont plusieurs points, à commencer par le séparatisme, l’immigration et l’insécurité. Ce sera l’occasion, pour l’ancienne avocate, de prendre sa revanche sur le débat pour le moins raté de 2017, lorsqu’elle était confrontée à Emmanuel Macron, juste avant le deuxième tour de la présidentielle.

Mais du côté du chef de l’État, il semble que l’on veut plutôt tempérer cette rencontre au sommet. “Il n’y a pas qu’elle dans la vie, il ne faut pas l’installer en opposante numéro 1”, estime un ministre au sujet de Marine Le Pen auprès d’Europe 1. Quoi qu’il en soit, la dirigeante de l’ex-Front national est bel et bien en course pour l’élection présidentielle de 2022, que cela plaise ou non au camp du président et membres de La République en marche. Nathalie Saint-Cricq, l’une des journalistes emblématiques de Vous avez la parole, a accordé une interview à Europe 1, à l’occasion de la diffusion prochaine du débat. “Pour une fois, c’est quelque chose qui a été rondement mené”, a-t-elle déclaré au micro de la station de radio. Marine Le Pen et Gérald Darmanin seront encadrés par Thomas Sotto et Léa Salamé durant une discussion d’une quarantaine de minutes.

Une femme politique bien entourée

Pour s’assurer une crédibilité, la présidente du RN s’est tournée vers plusieurs conseillers politiques, notamment Philippe Vardon, membre du Bureau national du parti d’extrême droite, et Pascal Humeau, journaliste qui se décrit comme un spécialiste du media-training, qui consiste à s’entraîner avant toute prise de parole publique, devant une caméra par exemple. Auprès de L’Express, ce dernier a assuré lui avoir “simplement conseillé d’être la plus naturelle possible, de ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre”. “Il suffit de poser les faits et surtout de ne pas rythmer le débat par des attaques et des agressions”, a ajouté celui qui a également été le conseiller du député européen et vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : LIONEL URMAN / BESTIMAGE

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