INTERVIEW – Lucy Liu (Why Women Kill) : "Devenir maman a révolutionné ma vie de femme"

Après “Ally McBeal” et Elementary, Lucy Liu revient ce jeudi 25 mars sur M6 dans une nouvelle série, “Why Women Kill”, créée par Marc Cherry à qui l’on doit “Desperate Housewives”. A 51 ans, l’actrice est maman depuis quatre ans d’un petit garçon ce qui a bouleversé sa vie et a considérablement modifié son sens des priorités.

Un peu moins présente au cinéma, Lucy Liu est une actrice fidèle des séries télé. Révélée dans Ally McBeal dans les années 90 elle a été l’héroïne de Elementary pendant sept saisons et elle est cette année l’une des têtes d’affiche de Why Women Kill, la nouvelle création de Marc Cherry (Desperate Housewives) diffusée à partir de ce jeudi 25 mars sur M6. L’histoire raconte le parcours de trois femmes qui vivent dans la même maison, mais à trois époques différentes (les années 60, les années 80 et de nos jours). Leur point commun : elles vivent avec un mari infidèle dont elles ont l’intention de se venger…

Un sujet qui a tout de suite plu à Lucy Liu, qui explique à Gala que son rapport au pardon et à l’oubli est plutôt complexe. Mais elle y travaille, nous a-t-elle assuré dans l’entretien qu’elle nous a accordé au Beverly Hilton de Los Angeles. L’actrice est maman depuis quatre ans d’un petit garçon et la maternité l’a incité à réfléchir sur elle-même et son sens des priorités.

Gala : Why Women Kill raconte l’histoire de trois femmes qui se vengent de l’infidélité de leur mari. Dans la vie, êtes-vous rancunière ?Lucy Liu : Un ami me dit que je suis une personne qui pardonne mais qui n’oublie pas. C’est quelque chose sur lequel je travaille au quotidien pour m’améliorer. Le pardon est important, mais ce n’est pas nécessairement une page qui se tourne.

Why Women Kill se déroule à la fois dans les années 60, 80 et de nos jours. Si vous aviez la possibilité de voyager dans le temps, quelle époque choisiriez-vous ?Les années 80, une époque colorée et amusante, celle de Boy George et de l’insouciance. Il y avait une certaine liberté dans la création. C’était aussi une magnifique période d’expérimentation, que ce soit avec les drogues, le maquillage, les vêtements, mais aussi au niveau de la sexualité.

Que faisiez-vous dans les années 80 ?Je terminais mes études au lycée, ce n’était pas une période très facile pour moi, j’étais un peu mal dans ma peau, j’essayais de trouver ma place dans la société. Je découvrais aussi que j’étais attirée par les garçons et que j’étais comme une sorte de fleur qui ne demande qu’à s’épanouir.

Vous êtes maman d’un garçon de quatre ans (Rockwell). Quel impact cela a eu dans votre vie?La naissance de mon fils a complètement bouleversé mon monde, mais de manière positive. Plus que de changements, je parlerai de refonte : ce que vous pensiez savoir et que vous ne savez pas vraiment, ce que vous pensiez être important et qui ne l’est pas finalement. Sans parler de la responsabilité d’avoir un autre être humain qui est 100% à vous et dont vous devez prendre soin : le nourrir, l’aimer, l’instruire… Devenir maman a provoqué une sorte de révolution dans ma vie de femme.

En quoi avez-vous l’impression d’avoir changé ?J’ai longtemps été très concentrée sur ma carrière. Je ne pensais qu’à mon métier. Après avoir eu mon fils, j’ai décidé d’être beaucoup plus sélective, ce qui ne veut pas dire que j’aime moins mon métier. Depuis que je suis devenue maman, j’ai appris à dégager des priorités et, bien évidemment, mon enfant passe avant tout.

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