INTERVIEW – Rebecca Hampton : « Ma fille, c’est la grande merveille de ma vie »

Alors que Plus belle la vie offre à ses fidèles téléspectateurs une saga de l’été au sein de sa quotidienne, Rebecca Hampton, une star du programme, nous a accordé une longue interview.

Depuis 17 ans, Rebecca Hampton incarne Céline Frémont dans Plus belle la vie. La comédienne est un personnage historique de la série, et se retrouve au coeur de la saga de l’été qui s’emboîtera avec les autres intrigues durant cette période estivale. La maman de la petite Eléa a accepté de répondre aux questions de Gala.fr et de livrer une partie de sa personnalité que les Français ne connaissent pas vraiment. Rebecca Hampton nous confie ses angoisses, ses joies et ses envies. Rencontre.

Gala.fr : 17 ans que vous incarnez Céline Frémont. Vous avez pu jouer un personnage aux multiples facettes !
Rebecca Hampton
: Et 17 ans après, j’arrive encore à être séduite et étonnée des choses qu’on me fait jouer. On va dire que mentalement et physiquement, Céline Frémont a pris cher. On a terminé le tournage de la saga, on m’a fait courir dans tous les sens, et je me dis que je n’ai plus 20 ans. (Elle rit)

Gala.fr : Vous êtes là depuis les prémices de la série, pourtant, ces dernières années, vous étiez moins présente. C’est dommage !
Rebecca Hampton
: Et bien moi aussi je trouve ça dommage. Ma dernière grosse intrigue était sur la GPA, mais là, on va me revoir pas mal à travers la saga, mais c’est vrai qu’elle a de long moment où on ne voit pas mon personnage. Alors, moi, j’ai du temps pour moi, mais j’adore donner mon temps à la série.

Gala.fr : Si on s’arrête sur l’intrigue autour de la GPA, peut-être n’a-t-elle pas été poussée jusqu’au bout…
Rebecca Hampton
: Je suis totalement d’accord avec vous, mais sachez qu’elle va reprendre très bientôt. Mais vous savez, vous n’êtes pas le premier à me le dire. Autant je remercie les auteurs de tous les moments qu’ils nous font vivre, autant parfois, on a envie de leur dire que des intrigues vont trop vite ou qu’il y a des oublis. Mais je comprends que ce soit compliqué pour eux tant il y a de personnages et d’intrigues.

Gala.fr : Plus belle la vie raconte la vie d’un quartier ou chacun se connaît. Pourtant les personnages se vouvoient…
Rebecca Hampton
: C’est vrai qu’on a des problèmes avec le tutoiement et le vouvoiement. On a envie de se dire ‘tu’ mais à chaque fois on nous dit de dire ‘vous’. On a la liberté dans le jeu, mais pas toujours dans le texte. On suit ce que nous offrent les auteurs et on essaye de faire au mieux.

Gala.fr : Et donc on vous retrouve au cœur de la saga de l’été de la série. Pouvez-vous nous en parler ?
Rebecca Hampton
: Pour nous les comédiens, ça tient ses promesses. Ca fait 17 ans que je suis dans la série, mais ce que j’ai joué là, je ne l’avais jamais fait ! Cet été, cette intrigue sera intégrée à la quotidienne et on suivra la croisière de plusieurs personnages, et tout ne va pas se passer comme prévu. J’ai hâte de voir la réception du public, et de ma fille à qui j’ai promis qu’elle pourrait regarder la série pendant les vacances. Elle est surexcitée à l’idée de voir les épisodes.

Gala.fr : Elle n’a jamais regardé la série ?
Rebecca Hampton :
Elle a regardé des petits bouts, notamment l’intrigue sur la GPA, suivie avec ma maman, sa grand-mère. Ca m’a permis de lui parler de plein de choses, et notamment de l’homosexualité. C’est important de comprendre qu’on peut aimer une personne et pas forcément quelqu’un du sexe opposé. Elle a posé plein de questions, d’autant plus qu’à l’école, elle avait trois amoureuses et un amoureux. Et à ce jour, elle ne me parle pas d’amoureuse, mais du moment qu’elle est heureuse, tout me va.

“Je suis très fusionnelle avec ma fille”

Gala.fr : Vous semblez fusionnelles toutes les deux !
Rebecca Hampton
: C’est vrai, et parfois je travaille la dé-fusion, mais le confinement n’a pas été puisque je vis seule avec ma fille.

Gala.fr : Entre les cours que vous donniez à votre fille et votre métier, ce confinement a dû nécessiter une sacrée organisation !
Rebecca Hampton
: C’était chaud, mais je pense qu’il faut trouver le positif dans le négatif. Puis ma fille me disait qu’elle ne voulait pas être déconfinée pour que je reste avec elle. Ca m’a donné la patate pour vivre ce moment difficile.

Gala.fr : Pour Plus belle la vie, vous êtes-vous installée à Marseille comme certains de vos collègues ?
Rebecca Hampton
: J’étais très parisienne, mais oui, maintenant, et depuis dix ans, j’habite à Marseille. Ma fille est née à Marseille, et même si j’adore mon métier, je suis maman avant tout, donc j’organise tout autour d’elle.

Gala.fr : Vous tournez pas mal au théâtre, alors on se dit que Plus belle la vie ne vous a pas fermé des portes pour d’autres rôles !
Rebecca Hampton
: On peut facilement dire que ça ferme des portes, c’est vrai, car il faut faire oublier le personnage et la personne lors du casting. On me propose souvent des rôles dans la continuité de Céline dans Plus belle la vie, par exemple. J’espère que la saga de l’été, j’espère montrer une autre image de moi, mais je comprends les gens car ça fait 17 ans qu’on me voit dans un rôle.

Gala.fr : Vous rendez-vous compte que près de 20 ans de votre vie ont été consacrés à une série ?
Rebecca Hampton
: C’est vrai, et j’ai toujours dit que je voulais passer une majorité, 18 ans, dans Plus belle la vie. Dans un an, on va faire une grosse fête ! Mais puisque je suis anglaise, je vais attendre la majorité anglaise, 21 ans, pour faire une mega fête. J’espère être toujours là, car j’y tiens énormément à la série. C’est comme un enfant.

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Gala.fr : Au début de la série, la presse parlait beaucoup de vous pour votre couple avec votre collègue Serge Dupire. Comment aviez-vous vécu cela ?
Rebecca Hampton
: J’avais dit à l’époque que la presse avait un peu tué notre histoire. C’était compliqué car on tombe amoureux, on vit un truc extraordinaire, et d’un coup, notre vie est dans les journaux, c’est très perturbant. Ca a participé à la fin de cette histoire, puis, on se met à faire attention à tout.

Gala.fr : Êtes-vous devenue parano à vous méfier de tout ?
Rebecca Hampton
: Un peu, du moins à cette époque. J’avais peur de tout et tout le monde. Ce n’était pas ma meilleure période, car je découvrais la presse.

Gala.fr : Et vous essuyiez les plâtres de Plus belle la vie au même moment !
Rebecca Hampton
: Oui, totalement. Mais ce qui me rend heureuse, c’est que Serge Dupire est toujours un ami très proche, et que c’est quelqu’un que j’aime très fort, différemment, mais très fort. La presse aura eu raison de l’histoire d’amour mais pas de l’histoire d’amitié.

Gala.fr : Une autre histoire a fait la une, celle avec Patrick Bosso. Est-ce que cela vous embête qu’on vous en parle toujours ?
Rebecca Hampton
: Oui, un peu…

“La presse aura eu raison de mon histoire d’amour”

Gala.fr : Vous avez bercé de nombreuses générations. D’abord en jouant dans des séries AB Productions. Quel souvenir en gardez-vous ?
Rebecca Hampton
: Un très bon. C’était une sacrée école. J’ai commencé dans Hélène et les garçons, puis Les années fac, puis Les vacances de l’amour. Il fallait apprendre les textes très vite, c’était nouveau pour moi. Et puis vous verrez, parfois la vie réserve des surprises ! (Elle rit)

Gala.fr : Ensuite, vous étiez célèbre pour votre rôle clé dans l’émission de Pascal Bataille et Laurent Fontaine, Y’a que la vérité qui compte.
Rebecca Hampton
: Là encore, un très bon souvenir ! L’ambiance était géniale, et j’ai l’impression que je dois mon aventure Plus belle la vie à Pascal et Laurent. C’est eux qui m’ont dit de tenter l’expérience, et je pense que c’était mes premiers téléspectateurs.

Gala.fr : Un temps, vous avez fait de l’animation sur NRJ12. C’est quelque chose que vous avez laissé tomber ?
Rebecca Hampton
: Si on me propose, pourquoi pas. Je veux que ce soit quelque chose de sensé et qui m’amuse. Sur NRJ12, l’exercice m’a vachement plu.

Gala.fr : Vous semblez être une candidate parfaite pour Danse avec les stars. Avez-vous déjà été approchée ?
Rebecca Hampton
: J’ai déjà passé le casting, et ca n’aurait pas été le moment parfait pour moi, pour faire l’émission. Peut-être un jour !

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Gala.fr : Qu’est-ce qui vous fait encore vibrer ?
Rebecca Hampton
: Tout me fait encore vibrer. J’ai toujours le trac au théâtre, dans Plus belle la vie… Et puis, ce qui me fait le plus vibrer, c’est ma fille, c’est la grande merveille de ma vie. C’est un émerveillement quotidien. J’adore la voir grandir, s’épanouir ! Elle a 7 ans, et elle est écolo. Elle ramasse les déchets dans la rue par exemple. Elle est très investie et elle me fascine.

Gala.fr : En tant que maman, avez-vous été angoissée par le coronavirus ?
Rebecca Hampton
: Evidemment que j’ai eu peur pour ma fille, mais elle l’a pris avec philosophie, donc j’étais plus tranquille. Puis le « Nous sommes en guerre » du président, Je l’ai très mal vécu. Il avait surement raison, mais pour moi, ce n’est pas ça la guerre. Je n’avais pas peur pour un potentiel mari, ou un fils qui ne serait jamais rentré… Mon angoisse, c’était que j’avais peur de mourir, et je voulais protéger ma fille.

Gala.fr : Et qu’avez-vous fait ?
Rebecca Hampton
: J’ai fait un testament, j’ai pris des précautions pour ma fille, je suis allée voir un avocat, j’ai fait des trucs que je n’aurais plus à faire. (Elle rit) Ca montre que nous ne sommes jamais à l’abri de rien.

Gala.fr : Et votre fille, comment vivait-elle tout cela ?
Rebecca Hampton
: Je faisais en sorte de ne pas l’angoisser, j’essayais de rendre cela ludique. Toutefois, j’ai montré à Eléa les allocutions officielles. Je me disais qu’il était important pour un enfant de voir que ça pouvait arriver à tout le monde. Vous voyez, j’ai eu du mal à masquer ma fille avant qu’elle rentre dans son école, ça me bouleversait, et je me suis rendue compte qu’elle le vivait mieux que moi. J’ai pris conscience que je ne devais pas lui infliger mon angoisse. Grâce à elle, j’ai vécu le coronavirus beaucoup plus sereinement.

Crédits photos : Dominique Jacovides / Bestimage

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