INTERVIEW – Vaimalama Chaves (Danse avec les stars) : « Je me sens fragile et tellement exposée »

Avant un nouveau prime de Danse avec les stars, ce vendredi 15 octobre à 21h05 sur TF1, Vaimalama Chaves s’est confiée sur son aventure à Gala.fr. Aux côtés de Christian Millette, la Miss France 2019 repousse ses limites un peu plus chaque jour malgré la fatigue physique et psychologique.

« Merci de t’être insinué dans chacune des failles de mon coeur. » Ce sont les mots de Vaimalama Chaves à destination de son partenaire de danse, Christian Millette. La jeune beauté polynésienne se doutait que l’aventure Danse avec les stars allait la pousser dans ses derniers retranchements. Mais difficile de se préparer en amont quand on ne sait pas réellement ce qu’il nous attend. Malgré un planning chargé, Miss France 2019 a pris le temps de répondre aux questions de Gala.fr sur cette aventure hors du commun qu’elle est en train de vivre.

Gala.fr : Depuis plusieurs semaines, le public vous retrouve les vendredis soir dans Danse avec les stars, pourquoi avoir accepté de participer à cette émission ?

Vaimalama Chaves : J’adore danser, mais ce n’est pas parce que j’adore que je sais faire. Quand on m’a proposé, je me suis dit : « C’est cool ! » C’est l’occasion pour moi de découvrir un milieu, d’apprendre à faire de nouvelles choses… Je suis super contente d’avoir eu la chance d’être sélectionnée.

Gala.fr : Est-ce qu’il y a eu un moment d’hésitation avant d’accepter ?

Vaimalama Chaves : À aucun moment je n’ai hésité. J’ai toujours voulu danser et là, j’ai eu l’opportunité. Ça aurait été dommage de passer à côté. En plus, c’est un domaine dans lequel on ne m’attend pas du tout.

Gala.fr : C’est une émission que vous suiviez auparavant ?

Vaimalama Chaves : Je ne pense pas l’avoir déjà dit mais avant ma participation, je n’avais jamais regardé Danse avec les stars. En fait, je ne regarde pas la télévision et je ne m’intéresse pas plus que ça au programme télévisé.

Gala.fr : Votre arrivée dans l’aventure a été annoncée au dernier moment par la production de TF1, est-ce que ça a été un désavantage pour vous ?

Vaimalama Chaves : Pour le premier prime, ce n’était pas évident parce qu’on s’est entraîné tous les jours pendant une semaine pour apprendre trois danses différentes. J’avoue que je n’étais pas sereine du tout. Finalement, on a réussi à passer le premier prime. Aujourd’hui, on a tous le même temps de répétition et on est tous dans le même bateau.

Gala.fr : Christian Millette est revenu dans l’aventure pour être votre partenaire de danse. Qu’elle a été votre réaction en apprenant que vous dansez avec lui ? Et sa réaction ?

Vaimalama Chaves : Lui, il était très très content de danser avec moi. On a eu l’occasion de se rencontrer en 2019, mais je ne connaissais pas Danse avec les stars. Donc je ne le connaissais pas. J’étais contente de danser avec lui, comme j’aurais été contente de danser avec quelqu’un d’autre. Mais plus le temps passe, plus je me rends compte de la chance que j’ai d’être avec lui. C’est un danseur génial et un pédagogue hors pair.

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Gala.fr : Vous formez un beau duo à l’écran, comment se passent les répétitions ? Vous vous amusez ou c’est plutôt strict ?

Vaimalama Chaves : Amusant ? Pas du tout ! On n’est pas là pour rigoler. On est là pour apprendre des chorégraphies. Relever des défis chaque semaine. On travaille dur. Après, il y a toujours des petites pauses où je vais me chercher un petit truc à manger, mais on repart très vite. Physiquement, on est épuisé, mais psychologiquement aussi.

Gala.fr : Depuis votre arrivée dans l’aventure, vous sortez totalement de votre zone de confort. Quel est votre secret pour danser devant des millions de téléspectateurs ?

Vaimalama Chaves : Mon secret, c’est Christian Millette. Pourquoi ? Parce qu’à la base, je ne suis pas du tout comme ça. Ça fait partie du travail de dingue qu’il mène sur moi. Par exemple, la semaine dernière, je devais m’inspirer du personnage de Marilyn Monroe, être pétillante et solaire… alors que je ne suis pas du tout comme ça. Clairement. Pourtant, il a réussi à ce que je le sois.

Gala.fr : Est-ce qu’il y a quelque chose que vous redoutez lors de votre prestation ? Une chute, par exemple ?

Vaimalama Chaves : Je me réfère à la loi de l’attraction. Si on y pense, ça peut arriver. Si on y pense pas, ça arrivera surement, mais ça ne sera pas de notre faute parce qu’on aura tout fait pour ne pas le provoquer. Donc non, je n’ai pas peur de tomber même si ça peut surement arriver, surtout que j’ai des gros problèmes pour rester sur mes pieds.

Gala.fr : À la fin de vos prestations, l’émotion prend le dessus. Qu’est-ce que vous ressentez en dansant puis une fois la chorégraphie terminée ?

Vaimalama Chaves : J’ai l’impression de me dévoiler intégralement quand j’interprète une chorégraphie. Ça me met à nu. Je me sens fragile et tellement exposée, peu sur de moi… J’ai peur, mais en même temps il faut le faire, donc on y va. Il y a de l’excitation parce qu’on va présenter un travail acharné d’une semaine, y a de la reconnaissance envers Christian, parce que bien sur, c’est grâce à lui. Je suis émue parce que j’arrive à aller au-delà de mes propres barrières.

Gala.fr : L’une de vos chorégraphies a été dansée sur la chanson Corps de Yseult, pourquoi c’était important pour vous de danser dessus ?

Vaimalama Chaves : Je n’avais jamais considéré mon corps comme un objet à part, c’est moi. C’est mon corps, ce sont mes mains qui bougent, je ne réfléchis pas. Je ne m’étais jamais posé la question : « mon corps il est bien ? Il n’est pas bien ? ». C’est quand j’ai commencé à être dans le monde des Miss que j’ai eu des remarques sur mon corps. Donc à force, je me suis concentrée sur ça. J’ai développé un sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’image que je pouvais renvoyer. Devant le public, j’étais une guerrière, mais en privé, ça me touchait… Mais voilà, c’est mon corps, il est là et je l’aime. Et quelque sois les remarques que vous avez à faire, ça ne compte pas. Le seul point de vue qui compte, c’est le mien. Moi, je m’aime. Aujourd’hui, je me libère de tout ça.

Gala.fr : Quand le jury donne son avis sur votre prestation, comment vous prenez les critiques ?

Vaimalama Chaves : À la base, je ne suis pas réceptive aux critiques. Mais là, je me dis, bon c’est quand même un concours de danse, il y a des gens compétents dans le domaine qui sont là pour juger, donc ce qui vont t’apporter, c’est leur expertise pour que tu t’améliores. Donc j’écoute, et même si parfois, ça peut être dur à encaisser, c’est pour progresser. Moi, je pars de rien et aujourd’hui j’arrive à danser devant des millions de téléspectateurs. Parfois, il faut avoir l’humilité pour comprendre qu’on n’est pas super dans tout. On peut être nul, et c’est comme ça.

Gala.fr : Danser face à Dita Von Teese, Bilal Hasani… ce n’est pas trop de pression ?

Vaimalama Chaves : Il y a du niveau cette année ! Pour moi, ce n’est pas une compétition avec les autres, mais avec moi-même, ma danse, mon interprétation, ma technique… Eux depuis le début, leur technique est bien. L’interprétation est top. Mais le problème, ce n’est pas qu’ils sont forts, c’est que moi, je ne suis pas assez forte. C’est vrai que ça met un coup de pression, mais ça met un coup de pression pour que je m’améliore également.

Gala.fr : Vous êtes assidus lors des entraînements, quel est votre objectif dans cette émission ? Jusqu’où souhaitez-vous aller ?

Vaimalama Chaves : À la base, je voulais perdre 10 kg mais je suis montée sur la balance, et pas du tout ! (Rires) Mais c’est vrai qu’on m’a dit : « tu vas perdre du poids », je n’ai pas compris. Peut-être que je n’ai pas la morphologie pour perdre du poids, peut-être que c’est mon poids de forme, je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit, j’aimerais aller le plus loin possible. Plus les primes passent, plus je me découvre. Christian, c’est presque un psy, il fait le thérapeute à côté. Il va dans chacune de mes failles, ça me fragilise, mais en même temps, ça me permet de nettoyer les plaies, de cicatriser et d’avancer avec ça.

Gala.fr : Comment votre entourage vous soutient-il ?

Vaimalama Chaves : Pour le coup, mes parents sont à l’autre bout du monde donc c’est un peu compliqué… Mais heureusement, mon compagnon est là. Il est d’un soutien sans failles dans tous mes projets. Ça m’aide énormément à me concentrer sur tout ce qui se passe. Sans lui, je sais que je n’y arriverai pas. Autant Christian, il m’aide à m’épanouir dans la danse. Autant Nicolas me donne la confiance et l’énergie dont j’ai besoin pour avancer.

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Gala.fr : Vous prônez l’acceptation de soi et donc de son corps, est-ce que votre participation à Danse avec les stars est un affront à ceux qui vous ont critiqué sur votre poids ?

Vaimalama Chaves : Non même pas. Pour moi, c’est vraiment l’occasion de danser et de profiter. Je ne fais pas DALS pour les autres. Même si j’ai pu le dire au début, Christian m’a permis de comprendre que le faisais pour moi.

Gala.fr : Depuis votre participation à Miss France, votre vie a beaucoup changé…

Vaimalama Chaves : Faire les Miss, ça m’a aujourd’hui permis de faire DALS. À côté de ça, j’ai pu faire beaucoup de rencontres. J’ai pu être chanteuse aussi. Miss France, c’était une expérience de vie. Je suis très reconnaissante. J’ai pris beaucoup de recul sur pas mal de choses, ça m’a fait du bien. Et ce n’est pas évident. J’ai l’impression de n’avoir vécu que des expériences traumatisantes, mais ce sont elles qui font que je suis la femme d’aujourd’hui.

Gala.fr : En parallèle de Danse avec les stars, avez-vous d’autres projets ?

Vaimalama Chaves : La musique. Là, je suis en train de voir pour faire une tournée cet hiver. La musique, ça m’apaise. Ça me permet de me connecter avec moi, de trouver ma place, de me réconforter quand je ne vais pas bien, et de me faire aller encore mieux quand ça va.

Gala.fr : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour l’avenir ?

Vaimalama Chaves : Bon courage ça peut être pas mal.  Aller très loin dans l’aventure, j’aimerai bien. J’espère. Après, il faut travailler dur pour ça ! Je donnerais tout ce que j’ai pour en tout cas.

Crédits photos : Laurent VU / TF1

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