Isabelle Balkany outrée par son assignation à résidence plus « restrictive » que celles de meurtriers

Sur Twitter, Isabelle Balkany a publié ses échanges avec la juge des applications des peines d’Évreux concernant le non-respect de son assignation à résidence. L’épouse de Patrick Balkany a remis en cause la sévérité des contrôles la concernant, contrairement à la surveillance des maris violents.

Les auteurs de féminicides moins surveillés qu’Isabelle Balkany ? C’est en tout cas ce que la principale intéressée a estimé sur Twitter, ce vendredi 9 juillet. D’après l’ancienne première adjointe à la mairie de Levallois-Perret, les contrôles dont elle fait l’objet pour son assignation à résidence seraient bien plus contraignants, voire plus zélés, que la surveillance des hommes soupçonnés de violences conjugales. “Non, je ne suis pas une victime, loin de là… Oui, je méritais une sanction pour manquements fiscaux… Mais ce matin, j’ai eu une pensée pour ces femmes assassinées par des ‘compagnons’ dont la surveillance électronique était moins performante, assidue et restrictive !”, s’est agacée l’épouse de Patrick Balkany sur les réseaux sociaux, où elle a l’habitude de pousser des coups de gueule retentissants.

Par ce tweet, Isabelle Balkany a réagi à une mésaventure concernant sa condamnation pour fraude fiscale, confirmée par la cour d’appel de Paris en mars 2020. Assignés à résidence, l’ex-maire et son adjointe purgent actuellement leur peine dans leur manoir de Giverny (l’Eure), avec un bracelet électronique. La juge d’application des peines d’Évreux a demandé des comptes à Isabelle Balkany, en raison du non-respect à trois reprises des horaires d’assignation à résidence. Un courrier que l’ex-adjointe a publié sur Twitter, en l’accompagnant de sa propre réponse quelque peu agacée. Dans le premier cas de figure, le retard de quatre minutes résulte d’embouteillages sur la route. “J’en suis désolée”, s’est-elle excusée, en référence à un retard de quatre minutes.

NON, je ne suis pas une victime, loin de là…
OUI, je méritais une sanction pour manquements fiscaux…
MAIS, ce matin, j'ai eu une pensée pour ces femmes assassinées par des "compagnons" dont la surveillance électronique était moins performante, assidue et restrictive ! pic.twitter.com/uyiSewwhrR

Un risque pour la sécurité des petits-enfants

Concernant les deux autres cas de figure, la raison de ce retard est tout autre. “Confinés” dans leurs 600 mètres carrés, les époux Balkany n’ont pas le droit de se trouver dans leur jardin après une certaine heure. “J’étais évidemment à la maison mais sans doute sur la terrasse lorsque j’ai dû intervenir dans une légère ‘bagarre’ entre garçons qui, eux ne sont pas soumis à une assignation”, a-t-elle vertement répliqué dans son mail de réponse. Pour Isabelle Balkany, cette interdiction d’être dans le jardin de leur moulin après l’horaire autorisé, une mesure spécifique de l’Eure, est “une rupture d’égalité devant la loi”. Pire, ce serait “un danger objectif”. Leurs quatre petits-enfants, libres de leurs déplacements, ont bien le droit de jouer dans le jardin, où coule une rivière potentiellement dangereuse pour leur sécurité.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

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