Isabelle Balkany “tyrannique” et “méchante” ? Les langues se délient…

Quelle adjointe au maire était Isabelle Balkany à Levallois-Perret ? Ses anciens collaborateurs décrivent une femme “tyrannique” et “méchante” dans Le Parisien ce mercredi 17 août.

Pendant que son mari écumait les rues et les marchés de Levallois-Perret (Île-de-France), elle gérait les dessous de la mairie dans ses bureaux, entourée de ses deux assistants. Ce mercredi 17 août, Le Parisien dévoile les coulisses du couple Balkany alors qu’il était en fonction dans la commune proche de Paris. Devenue adjointe au maire en 2001, Isabelle Balkany a conservé ce poste plus de dix-huit ans, tout en étant vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine jusqu’en 2011. Une activité pour laquelle elle se démenait, au point d’en devenir « méchante » voire « tyrannique, » confient ses anciennes équipes.

Isabelle Balkany voulait toujours en faire plus affirment ses anciens collaborateurs. « Elle pouvait nous envoyer un mail à 2 heures du matin et le lendemain, on pouvait se faire enguirlander si on n’avait pas répondu tout de suite », raconte l’un d’entre eux. Une ambiance de travail difficile, exacerbé par l’exigence de l’épouse du maire. Elle a « toujours l’impression ne fait pas assez bien », analyse une autre source. Si elle n’arrivait jamais à son poste avant 10 heures le matin, elle le quittait bien après tous, souvent à des heures indues.

Isabelle Balkany était un personnage au caractère ambivalent. Ainsi, elle ne se privait pas de faire ses reproches publiquement, humiliant le concerné et prouvant ainsi « qu’elle gardait le contrôle », précise un employés de la mairie. Anne-Eugénie Faure, une conseillère municipale d’opposition, se souvient d’un jour où Isabelle Balkany a souligné sans délicatesse qu’elle était célibataire et sans enfant. Quelques années plus tard, elle reçoit un texto « super gentil » de l’édile de Levallois-Perret peu après son accouchement. « C’était touchant, parce qu’ils n’avaient même plus intérêt à me flatter. Je n’étais plus élue », témoigne Anne-Eugénie Faure.

Isabelle Balkany ou « Isa » pour les intimes

Moins souriante que son époux, Isabelle Balkany était aussi « moins aimable ». Une image dont elle avait conscience. « Je n’allais pas vers les gens parce que j’avais toujours l’impression de déranger », justifie-t-elle aujourd’hui auprès du Parisien. Celle qui estime être une « mauvais candidate, mais une bonne élue », a appris à apprécier cette différence de traitement. « Les gens m’appellent Isabelle, même Isa parfois. J’aurais détesté qu’on dise Mme la première adjointe », explique-t-elle.

Une première adjointe au maire d’ailleurs décrite comme une femme inflexible. « Si elle disait oui, c’était oui. Si elle disait non, on savait qu’il n’y avait aucune négociation possible », se remémore un ancien parent d’élèves. Il n’empêche selon nos confrères du Parisien, elle était très investie. « Isabelle Balkany s’engage au-delà de ses fonctions, réglant aussi les problèmes techniques dans les lycées de la ville quand la région, principale gestionnaire, tarde à s’en occuper », décrivent-ils.

Isabelle et Patrick Balkany : qui sont leurs enfants Alexandre et Vanessa ?

Les Balkany désormais loin de la politique

Condamnée pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et prise illégale d’intérêts, Isabelle Balkany est démise de ses fonctions par le Préfet des Hauts-de-Seine le 6 mars 2020. Elle venait d’assurer pendant un an l’intérim de son époux, maire de Levallois, après qu’il a été condamné le 15 septembre 2019 à de la prison ferme. Des péripéties judiciaires qui sont devenues un feuilleton.

Les époux ont écopé de peines de prison ferme et de dix ans d’inéligibilité en appel. Ils ont bénéficié d’aménagement de peines. Après avoir passé quelque temps en prison en raison du non-respect des conditions du port de son bracelet électronique, Patrick Balkany a bénéficié d’une remise en liberté conditionnelle. Libéré de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) ce vendredi 5 août, il a retrouvé Isabelle Balkany dans leur moulin de Cossy à Giverny (Normandie).

Crédits photos : Christophe Clovis / Bestimage

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