« Je dois arrêter ma carrière ? » : Léa Salamé agacée par les questions au sujet de son compagnon Raphaël Glucksmann

Journaliste, Léa Salamé est en couple avec un homme politique, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. Un mélange des genres qui déplaît beaucoup à certains. Agacée, Léa Salamé a souhaité mettre les choses au clair.

Léa Salamé

Raphaël Glucksmann

En 2021, certains débattent encore sur la place de la femme, et veulent, si possible, la mettre absolument dans la cuisine. Nabilla en a fait l’expérience, dernièrement. Au début du mois de juin, l’influenceuse a été critiquée parce qu’elle disait compenser ses médiocres compétences de cuisinière… par sa fortune. “Je ne vais pas perdre mon temps à faire à manger, c’est quelque chose qui ne me plaît pas. J’ai essayé plusieurs fois, en vain… Je ne sais pas faire à manger, mais je suis riche !, assumait-elle sur Snapchat. Les réactions indignées en ont dit long sur ce que la société attendait d’une femme.

A la cuisine, et si possible, dépendante de son mari ? C’est ce qu’a cru comprendre Léa Salamé. En couple avec Raphaël Glucksmann depuis 2015, elle a vu son compagnon quitter petit à petit son statut d’éditorialiste ou essayiste pour se lancer en politique. Un changement de carrière qui, pour certains, devrait obliger Léa Salamé à s’éloigner de ses fonctions de journaliste.

“Une femme n’a pas le cerveau de son mari”

Dans le podcast Au comptoir de l’Info, elle se confie sur ce mélange mal vu entre une journaliste et un politique, et désamorce la polémique avec force. “Moi je n’ai pas attendu Raphaël pour faire ma carrière, pour être là où je suis. Je défie quiconque de dire pour qui je vote ! Une femme, aujourd’hui, au XXIè siècle, elle n’a pas le cerveau de son mari, avance-t-elle.

En mars 2019, Léa Salamé s’était retirée provisoirement de l’antenne de France Inter, alors que Raphaël Glucksmann était en pleine campagne pour les élections européennes. Rien de contradictoire avec sa liberté de penser en temps normal. “En temps de campagne, dans un moment où lui est candidat, il me semblait naturel de protéger mes antennes et de sortir le temps de la campagne, c’est moi qui l’ai choisi !”, rappelle-t-elle, avant d’ajouter : “Demain, s’il était de nouveau candidat, je sortirais de l’antenne. S’il n’est pas candidat, qu’il fait son job à Bruxelles, je ne vois pas pourquoi je sortirais de l’antenne”. Agacée par ces remarques, elle conclut : “Est-ce que je dois arrêter ma carrière et aller dans la cuisine ? Est-ce qu’il faut que j’aille faire des pâtes maintenant, toute la journée, et arrêter mon métier ?. Nabilla n’aurait pas dit mieux.

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