« Je m’en fous madame ! » : Rachida Dati au coeur d’un échange virulent

Mercredi 13 octobre, le Conseil de Paris a été le théâtre d’un accrochage très remarqué entre Rachida Dati et Ian Brossat, adjoint à la mairie de la capitale.

Ambiance électrique dans l’hémicycle. En plus d’un échange tendu avec Anne Hidalgo, dont elle s’est moquée pour ses mauvais sondages en vue de la présidentielle 2022, Rachida Dati a aussi été au cœur d’un accrochage avec Ian Brossat. La raison : l’adjoint à la mairie de Paris n’a pas apprécié que l’ex-ministre de la Justice lui coupe la parole alors qu’il évoquait la question des logements sinistrés.

« Madame Dati, c’est moi qui parle ! Quand j’étais prof à Sarcelles, les élèves se taisaient, donc vous allez faire pareil« , a lancé l’élu communiste, provoquant la colère de Rachida Dati : « Ça veut dire quoi ?!« . « Vous permettez qu’on vous réponde ?! N’importe qui sait, dès l’âge de 8 ans, que quand on parle, on n’interrompt pas« , poursuit alors Ian Brossat sous les brouhahas, comme le montre l’échange filmé par BFM TV. Quel que soit le lieu, vous ne m’interrompez pas. Je m’en fous madame ! Je m’en fiche ! Je n’en ai strictement rien à faire madame ! Vous n’êtes pas là pour raconter votre vie, je suis là pour parler logements« , ajoute-t-il, sans que l’on entende ce que disait la maire du VIIe arrondissement à ce moment-là.

Conseil de Paris: échange tendu entre Rachida Dati et Ian Brossat, le groupe LR demande des excuses publiques pic.twitter.com/zQk36LAHZj

Rachida Dati veut des excuses, Ian Brossat se défend

Des propos musclés qui ont provoqué l’indignation de la droite parisienne. Le groupe LR a ainsi demandé des excuses publiques à l’adjoint au logement, pour ses mots « méprisants et discriminants« . « Ramener l’ancienne garde des Sceaux à ses origines est un acte de racisme décomplexé et inacceptable« , a déploré Patrick Karam, vice-président de la région Île-de-France.

Mais Rachida Dati, qui a aussi pu compter sur le soutien de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand sur Twitter, n’a pas eu d’excuses. Fustigeant cette droite qui « coupe en permanence la parole et transforme les débats en pugilat« , Ian Brossat a contre-attaqué : « Le racisme, c’est de hurler à la mort quand nous installons un centre d’hébergement près du Bois de Boulogne au motif que ce sera « un nouveau Sangatte »« .

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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