Jean-Jacques Goldman : comment il a réagi à la mort de Carole Fredericks

Le trio Frederick Goldman Jones a triomphé au début des années 90. Dans son autobiographie Mes plus belles chances (Robert Laffont), Michael Jones revient sur la disparition de Carole Fredericks le 7 juin 2001.

La carrière de Jean-Jacques Goldman a été ponctuée de quelques tragédies : l’assassinat en 1979 de son frère Pierre Goldman, celui, en 1989, de la chanteuse Sirima avec laquelle il partageait le tube Là-bas et celle de Carole Fredericks le 7 juin 2001. Dans son autobiographie intitulée Mes plus belles chances (Robert Laffont), Michael Jones, compagnon de route de longue date de Goldman, se souvient de ce jour funeste, apprenant la mauvaise nouvelle via un coup de fil d’un journaliste d’une radio lui demandant une réaction.

Il est alors en sur le chemin des répétitions du spectacle Autour du blues à Paris où Carole Fredericks devait les rejoindre quelques jours plus tard. « C’était comme si le ciel venait de me tomber sur la tête (…) Je me souviens qu’en arrivant aux répétitions, j’ai confirmé son décès à tous les autres. Ils pensaient que je déconnais. « Non, c’est sérieux ! » »

Sur scène, Goldman et ses musiciens lui rendent tous les soirs hommage

Carole Fredericks est morte à l’hôpital de Dakar à l’âge de 49 ans d’une crise cardiaque, alors qu’elle semblait aller mieux après avoir été sous assistance respiratoire. Pendant des années, elle avait fait partie du groupe de Jean-Jacques Goldman avant le formation du trio Fredericks Goldman Jones et l’enregistrement de deux albums sous ce nom, Fredericks Goldman Jones (1990) et Rouge (1993).

Le 11 juin 2001, 4 jours après la mort de Carole Fredericks, Jean-Jacques Goldman et ses musiciens montent sur scène pour l’enregistrement en live d’Autour du blues. « Plein d’artistes sont venus chanter alors que ce n’était pas prévu, se souvient Michael Jones. Zazie, Lââm, le tout en hommage à Carole. Ce concert est devenu un tribute à Carole plutôt qu’un spectacle de blues. »

Et, lors de la tournée Un tour ensemble en 2002, Goldman et ses musiciens rendent tous les soirs hommage à Carole Fredericks en diffusant une image d’elle sur un écran géant pendant le morceau Juste après, en appuyant sur la phrase : « Mais qu’est ce qu’on peut bien faire après ça ? »

Crédits photos : COADIC GUIREC / BESTIMAGE

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