Jeremstar visé par une enquête pour travail dissimulé et harcèlement

L’influenceur Jeremstar fait l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Paris suite à la plainte d’un ancien collaborateur.

"Travail dissimulé", "harcèlement", "violences à caractère racial". Voilà les chefs d’accusation qui pèsent sur Jeremstar, a relaté l’AFP le 15 octobre. L’agence France-Presse a pu consulter la plainte de Bruno Etenna, déposée mi-juillet, dans laquelle ce dernier se présente comme ayant travaillé en "tant que réalisateur" pour Jeremstar sur pas moins de "222 vidéos" entre 2012 et 2017. Le hic ? L’homme affirme n’avoir pas ou peu été "rémunéré", ni "jamais déclaré" pour tout son travail fourni. "Dans son livre (la biographie de l’influenceur, ndlr), Jeremstar me démonte et raconte que mon travail était nul à ch*er ! Il me traite de ‘serviette-éponge’, de ‘serpillière’ alors que j’ai fait 220 vidéos pour lui", racontait Bruno Etenna en juin 2020 lors d’une interview avec le Youtuber Tonton Marcel. "Quand les interviews ont commencé à marcher, je lui ai demandé d’être payé, mais il m’a fait croire qu’il ne touchait rien. En 2016, j’ai su qu’il s’était fait dans les 900.000 euros. Là, c’est un bel escroc ! (…) Je n’avais ni fiche de paie, ni salaire"

Mais les accusations ne s’arrêtent pas là : Bruno Etenna accuse également l’influenceur aux deux millions d’abonnés de "harcèlement moral" et d’avoir tenu "des propos dégradants" à son encontre. Selon l’ancien-caméraman de Jeremstar, ce dernier l’aurait par ailleurs humilié "publiquement"et ce de façon régulière dans "des vidéos diffusées au plus grand nombre". "Toutes ces années avec Jeremstar, c’était dur à supporter, je passais pour le neuneu", poursuit Bruno Etenna lors de son interview avec Tonton Marcel. "Il me larguait comme un chien après ses interviews et interdisait à son chauffeur de me ramener alors que je portais tout le matériel. (…) Il tapait dans les mains ou sifflait pour m’interpeller", continue le jeune homme, qui accuse également Jeremstar de "violences raciales". Selon ses dires, l’influenceur lui aurait un jour brûler une mèche de cheveux à l’aide d’un briquet en s’exclamant "ça vit dans la savane ce truc!". Une réplique qui ne fait pas l’ombre d’un doute pour Bruno Etenna : elle fait une référence "claire à sa couleur de peau".

Jeremstar dans la tourmente

L’enquête contre Jeremstar, ouverte le 23 septembre dernier, n’est pas le premier déchainement médiatique auquel le jeune homme se retrouve confronté. En 2018 déjà, la polémique autour de l’influenceur suite à la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel le concernant, ainsi qu’à la plainte pour viol sur mineur contre l’un de ses proches, avait même été baptisée "Jeremstargate".

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