La princesse Beatrice évoque sa dyslexie comme "un cadeau"

La petite-fille de la reine Elizabeth II, la princesse Beatrice, a parlé sans tabou de sa dyslexie lors d’une interview vidéo avec Hello magazine. À 33 ans, elle souhaite changer la narration, et de fait la perception de ce trouble de l’apprentissage qu’elle préfère aujourd’hui qualifier de “cadeau”. 

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Diagnostiquée dyslexique à sept ans

La princesse Beatrice, fille aînée du prince Andrew et de Sarah Ferguson, a été diagnostiquée dyslexique à l’âge de sept ans. “Je pense qu’y faire référence comme un diagnostic ne rend pas service à l’éclat de certains des esprits les plus fantastiques que nous ayons”, a souligné la jeune femme auprès du média britannique Hello.

Bien entourée, elle indique “avoir eu beaucoup de chance” à ce moment-là : “aucune personne autour de moi ne m’a jamais fait sentir que c’était une situation ‘inférieure à’. Il s’agissait toujours d’aller de l’avant, de ce que je pouvais faire plutôt que ce que je ne pouvais pas faire”.

Il s’agissait toujours d’aller de l’avant, de ce que je pouvais faire plutôt que ce que je ne pouvais pas faire.

Pourtant, petite, l’apprentissage n’a pas été simple. Elle s’est retrouvée “très confuse” : “Pourquoi ai-je l’impression que ces mots sur la page ne sont qu’une masse illisible… Que se passe-t-il ?”. Consciente d’avoir été privilégiée par bien des aspects, elle a rendu hommage aux professeurs qui ont accompagné sa scolarité : “J’ai eu beaucoup de chance d’avoir des enseignants fantastiques qui étaient au courant des différents diagnostics et des différentes pratiques vers lesquelles nous pourrions travailler.”

“La vie est faite de moments, de défis”

Engagée auprès de l’association Helen Arkell Dyslexia depuis 2013, la princesse royale estime que “la narration est l’un des moyens les plus fantastiques de communiquer.” ” Si en partageant mon histoire, je peux aider un jeune, qu’il ait 11 ou 7 ans, qui vient d’apprendre qu’il a le don de la dyslexie, je le fais”. Son mari, Edoardo Mapelli Mozzi, qu’elle a épousé en juillet 2020, est aussi dyslexique, a-t-elle souligné.

Enceinte, elle ne craint pas que son enfant soit atteint du même trouble : “Nous verrons donc si nous aurons cette conversation dans quelques mois avec un nouveau bébé à la maison, mais je le vois vraiment comme un cadeau. Et je pense que la vie est faite de moments, de défis. Bien sûr, je ne voudrais jamais qu’il y ait des situations difficiles. Mais j’ai l’impression que si nous sommes en mesure d’adopter certains des outils de l’association Helen Arkell Dyslexia, et d’autres organisations, alors je me sens très, très chanceuse que nous puissions avoir cette conversation.”

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