Laurence Boccolini, victime de sexisme à ses débuts : “C’était un combat permanent”

Vendredi 4 septembre 2020, Laurence Boccolini invitée sur le plateau de C à vous sur France 5. Venue parler de son récent départ de TF1, l’animatrice est par la même occasion revenue sur les débuts de sa carrière. À l’époque, elle a été, comme de nombreuses femmes, victime de sexisme.

  • Laurence Boccolini

60% des femmes ont déjà été victimes d’au moins une forme de violence sexiste ou sexuelle au travail. C’est le résultat d’un sondage Ifop réalisé en Europe et publié en octobre 2019. Et le monde du show-business n’y échappe pas. Ces dernières années, chanteuses, mannequins, actrices ou encore animatrices dénoncent la misogynie qu’elles ont pu subir au cours de leur carrière. Pendant son année de Miss France, Iris Mittenaere fut victime de remarques sexistes et de mains baladeuses. Rachida Dati, elle, avait balancé sur le sexisme en politique… qui s’est accentué lorsqu’elle est tombée enceinte. Et à la télévision, ce n’est pas mieux. On se souvient d’ailleurs de la polémique provoquée par le maillot de bain d’Inès dans la dernière saison de Koh-Lanta. Et comme toutes ces femmes, Laurence Boccolini a aussi dû faire face à des comportements choquants.

“La radio en tant que femme, c’était compliqué”

Pour l’animatrice qui vient de quitter TF1 après 19 ans d’activité, tout n’a pas toujours été facile. En 2017, elle était d’ailleurs revenue sur ses débuts difficiles : “On m’insultait, on me frappait”, révélait-elle alors. Durant des années, et encore aujourd’hui, Laurence Boccolini a été victime de grossophobie. Vivement critiquée sur sa fulgurante perte de poids, Laurence Boccolini avait été, à plusieurs reprises, victime d’arnaques utilisant son image pour promouvoir des produits minceur et autres régimes drastiques. Mais en plus de tout cela, l’actrice et scénariste a longtemps subi le sexisme au travail. Vendredi 4 septembre 2020, Laurence Boccolini était l’invitée d’Anne-Elisabeth Lemoine sur le plateau de C à vous. Venue évoquer son départ de TF1, l’animatrice est finalement revenue sur ses premières années à la radio. Laurence Boccolini se souvient notamment de son expérience à la station RFM. Arrivée là-bas en 1982, la jeune femme d’à peine 20 ans a subi “des pressions, des abus verbaux, et des attitudes inappropriées”. Elle raconte notamment qu’à l’époque, tous ses collègues étaient des hommes. “À RFM, c’était compliqué parce que j’étais la seule fille. J’étais jeune. Et la radio, c’était une telle passion qu’on acceptait plein de choses”, explique-t-elle face aux caméras de France 5.

Laurence Boccolini indique tout de même que ce sexisme ne s’est pas arrêté aux portes des studios de RFM. “En général, même après avec ce qui a suivi, la radio en tant que femme c’était compliqué, reconnaît-elle aujourd’hui. L’animatrice se rappelle également de son arrivée chez Europe 1 en 1987. Il était alors d’usage de n’utiliser que le prénom des voix féminines pour les présenter. Mais Laurence Boccolini a exigé qu’on l’annonce avec son nom de famille, au même titre que ces messieurs. Et quand on lui demande si elle estime que la place des femmes dans les médias a évolué depuis cette époque, sa réponse est sans équivoque : “Ça a changé, je ne sais pas. Moi je trouve que je me suis toujours battue, assure l’ancienne animatrice du Maillon faible. Pour elle, l’expérience de la radio “n’a jamais été facile” et n’a même “pas été souvent agréable”. Alors, la mère de la petite Willow n’a pas eu d’autre choix que de lutter : “Ça a été un combat permanent pour faire valoir ses droits, pour exister. On était virée beaucoup plus facilement que les hommes, ça a été compliqué. Je n’ai pas vraiment la sensation que ça ait changé”, déplore-t-elle finalement.

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