Les derniers secrets de Dalida

LONG FORMAT – Femme libre et indépendante, Dalida n’a jamais laissé quiconque influencer ses choix. Qu’il s’agisse de sa carrière, de sa vie amoureuse ou même de sa mort, la talentueuse italienne a décidé de tout, toute seule… laissant planer de nombreux mystères autour de sa personne. Alors que ce 3 mai marquera le 34ème anniversaire de sa disparition, retour sur les derniers secrets de la chanteuse

Sommaire

  1. François Naudy, sa dernière passion
  2. À qui s’adressait ses 3 lettres de suicide ?
  3. François Mitterrand, sa blessure secrète
  4. Luigi, le fils qu’elle n’a jamais eu

A propos de


  1. Dalida

Une femme secrète. Elle avait tout pour être heureuse. Et pourtant, Dalida était profondément malheureuse. Traumatisée par son enfance et le départ de son père, immigré italien, dans un camp, l’ancienne Miss Egypte cherchera, inlassablement, à retrouver cette figure paternelle qui lui a tant fait défaut. Amoureuse de l’amour, la chanteuse collectionnera les amants… Des idylles qui finiront mal – voire, très mal – et qui la consumeront peu à peu.

Malgré le soutien inconditionnel de son entourage, Dalida sombrera dans la dépression et tentera de mettre fin à ses jours une première fois en 1967. Retrouvée à temps, elle s’en sortira mais ne se relèvera pas pour autant. Vingt ans plus tard, le 3 mai 18987, l’interprète d’Il venait d’avoir 18 ans décidera de se suicider, loin des projecteurs, emportant avec elle bien des secrets.

François Naudy, sa dernière passion

Elle l’a aimé, un peu, beaucoup, passionnément… à la folie. Pourtant, contrairement à ses précédentes histoires d’amour, jamais Dalida n’a évoqué publiquement François Naudy. Et pour cause, ce médecin de profession, qu’elle avait rencontré en 1985 “avait peur de s’engager“, selon les dires de son frère, Orlando, à France Dimanche. Plus encore, cette relation secrète, qui se délitait au moment du drame, pourrait avoir contribué au suicide de l’artiste.

“Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, estime le producteur. Et de préciser : Il n’a pas été présent au moment où il fallait qu’il le soit, voilà tout. Des allégations que réfute le principal intéressé qui se dit “très étonné” des propos tenus par Orlando. “Je peux juste vous dire que Dalida et moi étions amis à ce moment-là et que nous n’étions pas séparés. Je pense qu’il y a, derrière sa disparition tragique, autre chose dont on ne parle pas, mais qui ne me concerne absolument pas“, souffle-t-il. Resté très proche de Dalida, François Naudy sous-entend par ailleurs qu’elle aurait pu fréquenter “un autre homme” après leur séparation. Un mystère que la chanteuse a emporté avec elle.

Légende : En 1985, Dalida, 52 ans, tombe sous le charme de François Naudy. Pendant deux ans, les deux tourtereaux vivront une passion secrète.

À qui s’adressait ses 3 lettres de suicide ?

“Mourir sans la moindre peine, d’une mort bien orchestrée…” Le 3 mai 1987, quatre ans après le succès de Mourir sur scène, Dalida met ses paroles à exécution. Avant de mettre fin à ses jours, Yolanda Gigliotti de son vrai nom, écrit non pas une, mais trois lettres de suicide. Dans sa maison de Montmartre, rue d’Orchampt, dans le XVIIIe arrondissement, où elle se sent si seule, la chanteuse prend la plume une dernière fois. Dalida laisse une lettre à son frère, Orlando, une autre à son dernier amour, François Naudy, et une à son public, qu’elle a tant aimé. Par ces quelques mots, terribles, la diva leur fait ses adieux : “La vie m’est insupportable, pardonnez-moi. Dalida.

Un geste qu’Orlando cherche encore aujourd’hui à comprendre… en vain. “Les déceptions amoureuses ? Le manque d’enfants ? La peur de vieillir ? Les hommes de sa vie n’ont cessé d’aimer Dalida, alors que c’était Iolanda qui avait besoin d’amour“, se désolait-il dans les colonnes de Paris Match.

Légende : Dalida sur un plateau de télévision en 1980. Avant de mettre fin à ses jours, la chanteuse a écrit trois lettres, une à son frère, une à son dernier amour et une à son public.

François Mitterrand, sa blessure secrète

Au début des années 1970, Dalida, alors au sommet de sa gloire, fait la rencontre du leader de la gauche, François Mitterrand, lors d’un rassemblement organisé par la maire de Marseille, Gaston Defferre. Mais c’est lorsqu’elle accepte de chanter pour les 25 ans de la vie parlementaire du leader socialiste dans son fief de Château-Chinon que les rumeurs commencent à aller bon train. Interrogé par Thierry Ardisson sur leur relation, Orlando n’a ni confirmé, ni démenti une éventuelle liaison entre sa sœur et l’ancien président.Franchement, je ne pourrai pas répondre, lâchait-il. Elle n’est plus là pour en parler et moi j’ai toujours dit que je restais au bord de la porte et que je ne l’ouvrais pas si je n’étais pas invité…

Si son frère préfère garder le silence, Jacqueline Pitchal, amie intime de l’artiste, “avoue une idylle avec un homme passionnant, admirable” dans les colonnes de Paris Match. Et de préciser : “Il s’est marié très jeune, sa position ne lui permet pas de divorcer, mais son couple est libre… Il s’appelle François“. Une romance qui durera le temps d’une floraison de roses. Devenue bien malgré elle l’égérie de la gauche, Dalida sera finalement délaissée par son amant qui, toujours selon Jacqueline Pitchal, lui demandera de ne jamais évoquer publiquement leur histoire, afin de ne pas nuire à sa carrière.

Légende : Dalida et François Mitterrand au Château-Chinon en 1972. Sous couvert d’amitié, l’artiste et le leader socialiste vivront à l’aube des années 1970 une histoire d’amour à l’abri des regards indiscrets.

Luigi, le fils qu’elle n’a jamais eu

En avril 1967, trois mois après le suicide de Luigi Tenco, son grand amour, Dalida voit son ciel s’éclaircir. Son frère aîné et l’épouse de ce dernier accueillent un petit garçon. Ils l’appelleront Luigi, en hommage au musicien disparu. Un cadeau du ciel pour Yolanda qui, devenue stérile suite à un avortement, n’a jamais pu réaliser son rêve de famille nombreuse. Dès lors, la chanteuse considérera son neveu comme son propre enfant.

Ma sœur, parce qu’elle n’a jamais eu d’enfants, avait les meilleures raisons du monde de lui vouer une profonde affection. Et cette adoration, qu’elle continue de lui porter aujourd’hui, en veillant sur lui, de là où elle se trouve, était d’autant plus particulière et spéciale que Luigi arriva dans notre famille à l’un des moments les plus tristes et même désespérés de notre existence”, expliquait d’ailleurs Orlando dans l’ouvrage Ma tante, publié en 2009. Le seul vrai amour de ma vie, c’est mon neveu Luigi. Il est le fils que j’aurais aimé avoir, confiait d’ailleurs Dalida à son sujet.

Légende : Dalida lors d’une séance photo chez elle en 1980. Stérile, la chanteuse, qui rêvait d’une famille nombreuse, a reporté tout son amour sur Luigi, son neveu.

Crédits photos : @BESTIMAGE / DIRECTION ARTISTIQUE GALA

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