Marie Laforêt violée à l’âge de 3 ans : pourquoi son métier a été un « exutoire »

Il y a trois ans jour pour jour, Marie Laforêt s’est éteinte à l’âge de 80 ans en Suisse. Chanteuse et comédienne, c’est dans sa passion pour la scène qu’elle a trouvé un « exutoire » au traumatisme vécu à seulement 3 ans.

La mort, elle s’y attendait. Le 2 novembre 2019, Marie Laforêt s’est éteinte en Suisse, où elle vivait depuis la fin des années 70. « Ma mère souffrait d’un cancer des os qui s’était généralisé », explique sa fille Debora Kahn-Sriber à Gala. Comédienne, chanteuse, l’interprète a préféré la scène à sa vie de famille. Ses enfants l’ont très vite compris : « Maman était une artiste, elle vivait son art, s’en nourrissait et n’avait pas besoin des autres. On a fini par trouver une forme de relation, elle et moi, dans laquelle on prenait chacune ce qu’il y avait à prendre, tout en laissant l’autre vivre », confie sa fille. Dans son art, Marie Laforêt avait trouvé un « exutoire » au viol subi à seulement 3 ans.

Un drame que sa mémoire occulte jusqu’à ce que le souvenir resurgisse « avec une précision cauchemardesque ». « Parce que d’autres pédophiles continuent de briser d’autres vies », elle sort du silence en 1998. Dans les colonnes de Paris Match, elle se livre sur ce viol qui a marqué sa vie. « Jouer, chanter, de préférence en langue étrangère, a sûrement été ma manière personnelle de me soigner, explique-t-elle. Sans ce viol, je n’aurais certainement pas fait un métier public, qui allait à l’encontre de ma timidité naturelle. J’ai choisi un métier exutoire… ». Un drame dont elle se souvient et qu’elle raconte avec la venue « à la maison tous les après-midi, à l’heure où je faisais la sieste », d’un « homme qui habitait notre immeuble ».

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Comment le viol de Marie Laforêt a déterminé sa vie affective

« Quand ma mère rentrait, elle constatait bien que j’avais des marques sur le corps, des bleus, des ecchymoses, mais elle pensait que j’avais essayé de me balancer contre mon lit, que je m’étais cognée… », explique la chanteuse qui occulte son traumatisme au bout de six mois à la mort de son grand-père. « Ce qui s’est passé » avec cet homme « a déterminé mon biotope affectif, et c’est une catastrophe ». « Inconsciemment, je vais vers des gens qui ont une double personnalité. La personnalité qu’ils offrent à l’extérieur est aimable, courtoise. Mais mon inconscient a déjà reniflé que cela cache un aspect pervers qui m’attire malgré moi« , confie Marie Laforêt regrettant énormément « de ne pas avoir suivi de psychothérapie ».

Une enfance qui a marqué sa vie amoureuse : « J’ai été mariée quatre fois. Ce furent quatre enterrements, les miens, bien sûr… ». Des « rapports affectifs pervers », mais « le côté sexuel est resté normal ». « D’ailleurs, j’ai eu trois enfants, qui m’apportent beaucoup de joies », poursuit-elle. Avec ses nombreux mariages, Marie Laforêt a vu « projeter » sur elle « une image de mangeuse d‘hommes » : « Mais, contrairement à ce qu’on peut imaginer, je n’ai pas eu beaucoup de rapports avec les hommes. Une fois que je m’attache à l’un d’eux, je reste, je ne bouge plus. Je suis sa chose, je suis totalement esclave« .

Crédits photos : ANGELI-RINDOFF / BESTIMAGE

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