Miss France 2021 : une candidate de Miss Guadeloupe évincée pour des photos topless

L’élection de Miss Guadeloupe 2020 aura lieu ce 21 août avec cinq candidates au lieu de six : Anaëlle Guimbi a été évincée à la veille du grand soir, à cause de photos où elle apparaissait partiellement dénudée. Et tant pis si le shooting était pour la bonne cause…

Elles étaient six à espérer devenir Miss Guadeloupe 2020 et succéder à Clémence Botino. Mais ce vendredi 21 août, à l’hôtel Arawak Resort du Gosier, elles ne seront finalement que cinq : Anaëlle Guimbi, la candidate qui portait le numéro 3, a été évincée de la compétition ce jeudi 20 août. La jeune femme de 20 ans avait pourtant participé à toutes les phases de préparation et était encore mise en avant sur les réseaux sociaux, au même titre que ses rivales, par le comité Miss Guadeloupe dans la matinée du 20 août. Mais quelques heures plus tard, ce dernier a annoncé qu’elle ne participerait finalement pas à l’élection. Une information confirmée par la candidate déchue : « Malheureusement cette magnifique aventure qu’est Miss Guadeloupe s’arrête ici pour moi. En effet, les photos que vous voyez s’avèrent être contraire aux valeurs de Miss France, a-t-elle annoncé sur Facebook. Les règles sont ce qu’elles sont, je m’incline mais je continuerai toujours à défendre les valeurs qui me sont chères comme ce combat contre le cancer du sein. »

Les photos dénudées d’Anaëlle Guimbi soulèvent le débat

Les clichés, partagés par Anaëlle Guimbi sur Facebook, datent d’octobre 2019 et ont été réalisés par un homme qui publie ses maquillages les plus réussis sur Instagram. Postées sur le compte MisteR MakeUp Artist, ce sont des photos artistiques où la jeune femme apparaît topless mais en partie couverte de peinture. Elles ont été prises dans le cadre d’Octobre rose, l’opération annuelle visant à sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Modèle photo, passionnée par l’art, Anaëlle Guimbi avait accepté ce shooting pour la bonne cause. Toutefois, les bonnes intentions ne permettent pas de contrer les codes drastiques de Miss France : le règlement stipule que les candidates ne doivent pas avoir posé « totalement ou partiellement dénudée », point. Mais compte tenu de cette situation particulière, l’éviction d’Anaëlle Guimbi a suscité une vive colère sur les réseaux sociaux. Beaucoup des soutiens de la jeune femme ne comprennent pas qu’elle ait été écartée pour ces clichés à la veille de l’élection et ont lourdement critiqué le comité régional.

Anaëlle Guimbi a calmé le jeu sur Twitter : « Ça ne sert à rien de boycotter l’élection, les autres filles méritent, on a toutes travaillé très dur. En sachant que je participais à une élection j’aurais dû anticiper en amont. Je ne l’ai pas fait. Le comité n’est pas fautif, je suis la seule responsable de mes actes, a-t-elle assuré. Le body painting, c’est considéré comme du nu. C’est les règles, je n’y avais pas prêté attention, j’espère juste que les prochaines candidates pourront se servir de mon “erreur” pour ne pas la reproduire. » La jeune femme a ensuite tenu à préciser qu’elle ne regrettait « en aucun cas » d’avoir fait ce shooting : « Avec le peu de recul que j’ai, si c’était à refaire je referais exactement la même chose », a-t-elle confié. Son seul regret est de ne pas pouvoir monter sur scène avec ses cinq camarades ce vendredi 19 août à cause de personnes mal intentionnées. Car comme elle l’a laissé entendre sur Twitter, ses photos ne sont pas arrivées jusqu’au comité par hasard. « J’espère que les personnes qui ont fait parvenir la photo au comité dormiront bien ce soir, a-t-elle conclu. J’en sortirai plus forte. »


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